VIOLENCES POLICIÈRES : LES REPUBLICAINS APPELLENT A LA PRUDENCE

Ces derniers jours, plusieurs vidéos tendant à dénoncer les violences policières ont été diffusées sur Internet. En réaction, le ministre de l’Intérieur a appelé les forces de l’ordre à l’exemplarité. Le Président de la République est également intervenu sur le sujet en demandant, mardi 14 janvier, à Christophe Castaner et ses services de faire rapidement des « propositions pour améliorer la déontologie » des forces de l’ordre.

Les syndicats dénoncent vivement les propos de l’Exécutif et se disent « abandonnés », considérant qu’ils sont «de la chair à canon ».  

Nous appelons à la plus grande prudence sur le sujet des violences policières.

Nous sommes catégoriques : les dérapages nécessitent des sanctions et ces dernières doivent répondre aux actions commises sans pour autant que les forces de l’ordre ne deviennent les boucs-émissaires de toutes les violences et que la haine à leur égard prenne une ampleur qui n’a pas lieu d’être.

C’est au gouvernement de donner l’exemple et accordant plus de moyens et de considération à ceux qui protègent quotidiennement les Français. 

La situation en France est extrêmement tendue. Il faut une véritable réflexion sur les sujets d’ordre public et de sécurité.

Notre pays fait face à une flambée de violence inédite : les coups et blessures volontaires sont à un niveau sans précédent avec plus de 700 agressions par jour (encore + 6% au 2e trimestre 2019 comparé à 2018).

Eurostat a rendu publiques les statistiques sur les crimes et délits en 2017, confirmant que la France est dans le peloton de tête européen de l’insécurité : 2e pays sur 28 pour le nombre de vols ramené à la population et 3e pays sur 28 pour le nombre d’agressions ramené à la population, mais 19e pays sur 28 pour le nombre de prisonniers ramené à la population.

Notre parti est une force de propositions. Nous souhaitons :

  • Donner aux forces de l’ordre les moyens de faire leur travail alors que le budget d’équipement des forces de l’ordre va baisser de 6% l’année prochaine (projet de loi de finances pour 2020) ;
  • Instaurer des peines-plancher exemplaires, notamment pour tous ceux qui s’en prennent aux policiers, gendarmes, gardiens de prison et pompiers ;
  • Adopter une politique pénale beaucoup plus ferme : la place des criminels est en prison ; Christophe Castaner affirmait pourtant que « la prison est criminogène » (29 octobre 2018) et les peines de moins de 6 mois sont exécutés « par principe en dehors d’un établissement de détention » (Nicole Belloubet, le 25 septembre 2018) ;
  • Construire en urgence 15 000 nouvelles places de prison alors qu’Emmanuel Macron a divisé par deux son objectif de nouvelles places de prison sur le mandat (6 mars 2018); 
  • Abaisser la majorité pénale à 16 ans pour répondre à la violence d’une délinquance de plus en plus précoce ;
  • Suspendre les allocations familiales des parents d’élèves absentéistes ou violents ;
  •  Rétablir la double peine pour expulser les étrangers délinquants et criminels alors que plus d’un prisonnier sur cinq est aujourd’hui de nationalité étrangère (de l’ordre de 15 000).