Vaccination : l’insupportable amateurisme du Gouvernement

Qui n’a pas tenté d’inscrire son parent âgé pour le faire vacciner et se voir proposer un rendez-vous 3 mois après ? Telle est la réalité que tente de minimiser le gouvernement en vantant régulièrement les progrès accomplis !

Même le départ de la vaccination a pris du retard alors que la plupart des pays européens étaient déjà bien engagés. Au 27 février 4,48 millions de doses de vaccins avaient été administrées en France, contre 5,91 millions en Allemagne et 20,45 millions en Grande Bretagne. L’argument « c’est un marathon, pas un 100m » répété à l’envie par les ministres ne tient pas face aux comparatifs internationaux. 

Le gouvernement semble ne jamais avoir tiré les leçons de ce qui était arrivé : improvisationsur les masques, sur les tests, sur l’isolement, sur le traçage, et maintenant sur les vaccins ! Ordres et contre-ordres, déclarations des ministres aussitôt contredites, voici le tableau d’ensemble de cette période si cruciale pour la santé des Français.

Couacs sur les méthodes de vaccination entre « faire un pli cutané avant l’injection » préconisée au début puis « tendre fermement la peau entre l’index et le pouce sans faire de pli cutané », erreur reconnue par la direction générale de la Santé.

Autre couac sur la taille des aiguilles : dans les Alpes-Maritimes, Santé Publique France, l’organisme de référence en a livré de trop petites, 16mm seulement. Pour Laurent Fignon, gériatre à l’hôpital de Cannes, les aiguilles livrées « sont trop courtes« et les seringues équipées d’aiguilles 0,5mm sur 16mm, ne sont pas adaptées à une injection intramusculaire stricte. » Manque de vaccins et retard dans la livraison pour finir.

Ces défaillances dans la logistique de la stratégie gouvernementale ont conduit à une situation incompréhensible pour tous et en particulier pour les élus qui n’ont pas été assez associés aux décisions prises d’en haut.

L’Etat empêtré dans sa politique centralisatrice et bureaucratique à l’excès, a multiplié les intermédiaires entre le ministère et le terrain. Haute Autorité de santé, conseil scientifique, conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, comité scientifique sur les vaccins, agence régionale de santé (ARS), Santé publique France… Au total, ce sont vingt et une instances de décisions et de contrôle qui rendent une communication illisible.

On le sait : « gouverner c’est prévoir » et c’est ce qui fait cruellement défaut à ce gouvernement d’amateurs !

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