Une vague d’attentats islamistes déferle sur le territoire français

Moins de deux semaines, après la décapitation du professeur Samuel Paty par un terroriste, trois personnes ont été tuées à Nice (deux femmes, dont une égorgée et un homme tué à coups de couteau) et plusieurs autres blessées ce matin dans la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption, lors d’une attaque au couteau dont l’auteur a été interpellé par la police municipale.

L’assaillant aurait crié à de multiples reprises « Allah Akbar » lors de son arrestation. Il s’agirait un jeune tunisien âgé d’une vingtaine d’années, arrivé illégalement il y a peu de temps en France par Lampedusa. Le parquet national anti-terroriste s’est saisi des faits. Emmanuel Macron s’est rendu en fin de matinée à Nice.

A Avignon, un homme armé d’un couteau a menacé des passants ce matin. L’assaillant aurait ensuite été abattu par des « tirs de riposte » des fonctionnaires de police.

Au consulat français de Jeddah en Arabie Saoudite, un vigile a été blessé au couteau par un saoudien, arrêté par la police. « Nous appelons nos compatriotes en Arabie saoudite à faire preuve d’une vigilance maximale », a écrit l’ambassade française dans un communiqué.

Un Afghan de 26 ans armé d’un couteau de 30 cm a été interpellé dans le secteur de la gare de Perrache à Lyon. Selon des sources policières, il était déterminé à passer à l’acte alors qu’il cherchait à monter dans le tramway.

Le plan vigipirate est porté au niveau « urgence attentat » sur l’ensemble du territoire national.

CHIFFRES CLÉS :

Depuis 2012, la barbarie islamiste a fait 269 victimes sur notre sol. Sur les 29 terroristes ayant participé à une attaque meurtrière, la moitié étaient fichés pour radicalisation (14) et près d’un tiers était de nationalité étrangère (9).

Propagation de l’islamisme

Selon une enquête de l’IFOP de septembre 2019, 37% des musulmans résidant en France veulent que la laïcité s’adapte à l’islam, parmi lesquels 49% des jeunes musulmans de moins de 25 ans. 27% des musulmans résidant en France souhaitent que la charia s’impose aux lois de la République, parmi lesquels 41% des musulmans de nationalité étrangère.

Selon une autre enquête de l’IFOP de juin 2018, 53% des enseignants des réseaux d’éducation prioritaire reconnaissent s’être déjà « auto-censurés dans leur enseignement afin d’éviter des incidents provoqués par certains élèves ». Seulement 6% des enseignants ont bénéficié d’une formation continue sur la laïcité. 38% des enseignants signalent que la loi de 2004 interdisant les signes religieux ostensibles à l’école a fait l’objet de contestations de la part d’élèves (qui n’ont pas été suivis de procédures disciplinaires dans 82% des cas). Surtout, dans son dernier ouvrage Comment on a laissé l’islamisme pénétrer l’école, Jean-Pierre Obin rapporte le témoignage glaçant d’une proviseure lâchée par le rectorat qui a pris parti pour des familles islamistes contre elle.

Enfin, 45% des lycéens musulmans interrogés par deux sociologues « ne condamnent pas totalement les auteurs des attentats » de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher et 42% d’entre eux ne se sont pas sentis concernés par la minute de silence à la suite de ces attentats (Anne Muxel et Olivier Galland, La Tentation radicale, avril 2018).

Mosquées islamistes

Depuis la sortie de l’état d’urgence (le 30 octobre 2017), seules 7 mosquées ont été temporairement fermées en raison de leur extrémisme. Deux fermetures temporaires ont été prononcées en 2018, cinq en 2019 et aucune depuis le début de l’année. La France compte pourtant au moins 100 mosquées salafistes (ce que reconnaît le ministère de l’Intérieur).

Expulsions d’étrangers radicalisés

selon les derniers chiffres communiqués par le ministre de l’Intérieur le 13 octobre dernier, 4 111 étrangers sont inscrits au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), soit encore davantage qu’en décembre 2018 (où ils étaient 3 391). Il se targue de préparer l’expulsion de 231 d’entre eux qui sont en situation irrégulière, ce qui signifie qu’au moins 95% des étrangers fichés pour radicalisation resteront sur notre sol. Le gouvernement se refuse à rendre « expulsables » tous les étrangers radicalisés en modifiant le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et en faisant pression sur les pays d’origine.

Immigration incontrôlée

Il y a un lien évident entre la communautarisation de certains territoires français et l’augmentation de la pression migratoire. En 2019, la France a délivré un nombre sans précédent de titres de séjour (près de 275 000, soit une augmentation de 50% par rapport à la moyenne du quinquennat de Nicolas Sarkozy), a enregistré un nombre record de demandes d’asile (plus de 130 000, 1er pays européen en nouvelles demandes d’asile, en hausse de 55% en trois ans), a sur son sol un nombre record de prétendus mineurs non accompagnés (environ 40 000, soit 2 milliards d’euros de coût annuel pour les départements selon l’ADF). Pour assimiler les étrangers, il faut en accueillir moins et exiger une maîtrise minimale de notre langue, de notre histoire et de notre mode de vie. Considérer que l’immigration incontrôlée, le communautarisme et l’islamisme n’ont « rien à voir », c’est refuser de regarder la réalité en face.

Le nombre d’expulsions augmente légèrement mais demeure dérisoire (18 909 retours forcés en 2019 alors qu’il y a eu 59 121 nouveaux déboutés du droit d’asile la même année et que notre pays compte des centaines de milliers d’immigrés illégaux). 85% des décisions d’expulsions (OQTF) ne sont pas appliquées, notamment parce que les pays d’origine refusent souvent de récupérer leurs ressortissants. Le taux d’exécution des OQTF ne s’est pas amélioré depuis trois ans alors qu’Emmanuel Macron se fixait l’objectif de 100% d’exécution des OQTF (Valeurs actuelles, 31 octobre 2019).

Nous Les Républicains sommes force de propositions

Nous devons mener une lutte sans merci contre ces barbares, les efforts de communication du ministre de l’Intérieur ne suffisent plus, ni les débats sémantiques sur le “séparatisme”. Les grands discours doivent enfin céder la place aux grandes décisions contre l’islamisme.

Nous ne pouvons plus attendre : il est urgent de durcir notre arsenal juridique et de passer à l’acte.

Les parlementaires des Républicains n’ont eu de cesse de proposer de durcir notre arsenal antiterroriste (avec 37 propositions de loi depuis les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de janvier 2015), notamment une grande proposition de loi antiterroriste dès juillet 2016 (proposant déjà la rétention administrative des individus les plus dangereux, l’expulsion des étrangers radicalisés et la rétention de sûreté pour les infractions terroristes). Ce n’est pas la lutte antiterroriste qui doit s’adapter à notre droit ; c’est notre droit qu’il faut adapter à la lutte antiterroriste.

QUELQUES-UNES DE NOS PROPOSITIONS :

–              Fermer immédiatement et définitivement les 100 mosquées salafistes et les salles de prière radicalisées.

–              Expulser systématiquement les 4 111 étrangers inscrits au FSPRT et les étrangers délinquants (condamnés à au moins un an de prison) en conditionnant l’aide au développement : si les pays d’origine refusent de récupérer leurs ressortissants, nous couperons l’aide au développement et restreindrons la délivrance de visas.

–              Rendre obligatoires les examens radiologiques osseux pour bénéficier du statut de mineur non accompagné. Les prétendus mineurs non accompagnés qui refusent les examens radiologiques osseux pour déterminer leur âge doivent être présumés majeurs et expulsés du territoire national.

–              Procéder à une enquête administrative préalable systématique avant l’embauche dans tous les emplois sensibles (écoles, transports, aéroports, sites SEVESO…).

–              Interdire le voile aux accompagnants scolaires et à l’université et renforcer les sanctions contre le port du voile intégral dans l’espace public (en interdisant qu’elles soient payées par un tiers).

Par ailleurs, il est indispensable de réviser notre Constitution :

–              Inscrire dans la Constitution un « état de nécessité antiterroriste » permettant l’expulsion immédiate et systématique des étrangers présentant un danger pour la sécurité nationale ainsi que la rétention administrative de ceux qui sont de nationalité française ;

–              Inscrire dans la Constitution le principe d’un plafond d’immigration que fixera tous les ans le Parlement pour permettre à la France de décider souverainement combien et quels étrangers elle accueille en fonction de ses capacités d’intégration.