Ouverture de la COP 26

La COP 26 s’est ouverte hier à Glasgow et se termine le 12 novembre prochain, avec pour objectif de mettre en œuvre l’accord de Paris et d’inciter les États à prendre de nouveaux engagements, après l’échec de la COP 25 (2019). 

Faute de nouveaux engagements de réduction de la part des États, selon un rapport de l’ONU publié le 15 septembre dernier et le rapport du GIEC du mois d’août dernier, les émissions de GES devraient augmenter de 16% en 2030 par rapport à 2010 entraînant une hausse de température d’environ 2,7°C d’ici la fin du siècle.

La lutte contre le réchauffement climatique est un enjeu mondial et la France et l’Union européenne sont plutôt de bons élèves. Les 4 principaux émetteurs (Chine, États-Unis, UE 27 + Royaume Uni et Inde) contribuent à plus de 55% des émissions totales de GES. Les États-Unis et la Chine émettent respectivement 15% et 30% des émissions de GES du monde. 

L’Union européenne n’émet que 9% des émissions mondiales. Les émissions de l’UE ont diminué de 1,5% par an depuis la dernière décennie avec un recul de 3% en 2019.

La France possède l’un des mix énergétiques les plus décarbonés au monde (50% d’énergie fossile contre 74% au niveau mondial) et n’émet que 0,9% des émissions de gaz à effet de serre. 

La France et l’UE ne peuvent rien faire toutes seules :même en diminuant par deux ses émissions de gaz à effet de serre, la France réduirait les émissions mondiales de 0,18 gigatonnes sur les 40 gigatonnes de gaz à effet de serre émises par an. On peut d’ores et déjà déplorer l’absence de Xi Jinping, de Poutine, d’Erdogan et de Bolsonaro à cet événement.

Nos propositions pour la COP :

–       Sortir du charbon en Europe d’ici 2035 et dans le monde d’ici 2050 alors que 8 500 centrales sont encore en activité pour une capacité totale de plus de 2 000 GW.

–       Augmenter nos investissements dans les pays en voie de développement pour atteindre 100 milliards de dollars par an.

–  Développer le nucléaire et l’intégrer à la taxonomie verte de l’UE : sans le nucléaire, la neutralité carbone est inatteignable en 2050.

– Investir collectivement dans l’innovation et le progrès comme le projet ITER et le stockage du carbone.

En France, nous dévons réformer la politique énergétique d’E. Macron qui est un non-sens stratégique et économique. E. Macron veut fermer 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035 et réduire la part du nucléaire de 75 à 50%. Cette décision absurde provoquera à terme une hausse des émissions de gaz à effet de serre et de notre facture énergétique. Grâce au nucléaire, la facture d’électricité des Français est 13% moins chère que la moyenne européenne, nous émettons deux fois moins de CO2 par habitant que l’Allemagne. A l’inverse, nous proposons :  

–       Arrêter la fermeture des centrales nucléaire,

–       Développer davantage le nucléaire en construisant de nouveaux EPR (6 d’ici 2040),

–       Arrêter le développement à outrance de l’éolien terrestre. Le gouvernement prévoit de doubler le parc éolien français d’ici fin 2028 (de 17 à 34 GW).

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