Nouvelle opération de communication du gouvernement pour défendre l’éolien terrestre

La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a défendu vendredi sur BFM Business la construction d’éoliennes terrestres pour lutter contre le dérèglement climatique, niant leur efficacité très relative, leur coût élevé par rapport au nucléaire, et le caractère extrêmement contraignant des intermittences des énergies renouvelables. Dans une circulaire publiée le même jour, elle a demandé aux préfets de cartographier les « zones favorables » à l’installation de nouveaux parcs pour accélérer leur déploiement.

Le gouvernement prévoit de doubler le parc éolien français d’ici fin 2028 (de 17 à 34 GW).

Le développement à outrance de l’éolien terrestre ne nous permettra pas de réduire significativement nos émissions de CO2 et de garantir notre indépendance énergétique : il s’agit d’une énergie intermittente qui ne fournit de l’électricité en moyenne que 20% du temps. La Cour des comptes, dans son rapport de 2018 sur le soutien aux énergies renouvelables, a déjà alerté sur les coûts exorbitants pour l’État du soutien à l’éolien terrestre : 121 milliards d’euros entre 2001 et 2019 et 7 milliards d’euros supplémentaires par an dès 2022. Les subventions publiques déployées pour soutenir l’éolien sont colossales, malgré des résultats décevants et de nombreux inconvénients.

Le remplacement massif du nucléaire par des énergies renouvelables provoquerait non seulement une augmentation des émissions de gaz à effet de serre mais également une perte de souveraineté énergétique au profit de l’Asie où sont fabriqués près de 90% des équipements éoliens ou photovoltaïques.

NOS PROPOSITIONS

Nous avons présenté lors de notre convention sur le réchauffement climatique en novembre dernier un ensemble de mesures pour une politique énergétique pragmatique. Ces propositions sont consultables ici : https://republicains.fr/wp-content/uploads/2020/11/2020-11-24-lR-convention-france.pdf

Appliquer un moratoire sur l’éolien terrestre lorsque les projets ne font pas l’objet d’un consensus politique local. Au-delà du gouffre financier que représente l’éolien terrestre, le constat de son efficacité est accablant : une éolienne terrestre produit environ 2 000 heures par an à puissance nominale quand un réacteur nucléaire en produit environ 6 500 heures. Les objectifs de développement assignés au secteur éolien sont déraisonnables au regard du coût du soutien apporté à cette filière, de son accueil difficile dans nos territoires et de son bilan économique et industriel décevant.

Réorienter les subventions de l’éolien terrestre à la rénovation énergétique, au développement du fret ferroviaire et du plan hydrogène pour lutter efficacement contre les émissions de CO2 dans le bâtiment et les transports.

Refuser la fermeture des centrales nucléaires prévue par le gouvernement, prolonger la durée de vie des réacteurs jusqu’à 60 ans et engager la construction de six EPR de deuxième génération