Notre Dame de Paris, le désastre

Le choc et la sidération sont tombés hier sur Paris et sur le monde. Notre Cathédrale de Paris, chef d’œuvre de l’art gothique, emblème de notre capitale et de notre pays était en feu et rien ne semblait pouvoir arrêter les flammes. L’incendie dévastateur qui s’est déclaré hier soir a commencé dans les combles, les toitures ont été totalement ravagées, les magnifiques vitraux ont fondu sous l’effet de la chaleur et enfin la flèche de Violet le Duc de 93 mètres de haut s’est affaissée sous nos yeux.

Ce chef d’œuvre cher à nos écrivains de Victor Hugo à Paul Claudel, à Péguy et bien d’autres, cher aux croyants et à ceux qui ne le sont pas, sera finalement sauvé par le courage, le professionnalisme et la détermination de plus de 400 pompiers à qui je veux rendre ici hommage. Ce matin les tours et l’ensemble de l’édifice semblent préservés même si des doutes subsistent sur la résistance de la structure. Au-delà des images de l’édifice en feu, c’est le symbole de notre savoir-faire, de la chrétienté en France et dans le monde, de l’appartenance au patrimoine mondial de l’Unesco qu’il faut retenir.

N’oublions pas les huit cent cinquante ans d’histoire de France auxquels la cathédrale est intimement liée, de Philippe le Bel à Henri IV et à Napoléon, de la venue du Pape Jean Paul II, des Te deum chantés pour fêter les libérations de Paris, aux hommages consacrés aux chefs d’Etat disparus.

Le monde politique réuni hier soir sur le parvis de la cathédrale autour du Président de la République et la foule des inconnus présents sur les lieux dans un même élan quelles que soient leurs convictions religieuses ou politiques peuvent nous laisser espérer qu’au-delà des graves problèmes que rencontrent notre pays, nous sommes capables de nous rassembler pour une même cause et autour d’une même idée, et c’est en cela que nous sommes une grande Nation.