L’Union Européenne planche sur la hausse des prix de l’énergie

Mercredi 13 octobre, la Commission européenne a dévoilé sa boîte à outils pour aider les États-membres à soulager la facture énergétique de leurs concitoyens. Elle incite notamment les États à réduire les lourdes taxes sur l’énergie (dont la TVA) et à soutenir les ménages via des bons d’achat ou reports de factures. Pour la Commission, les mesures prises doivent être temporaires, bien ciblées et facilement ajustables sans interférer avec les dynamiques du marché de l’électricité ou avec les objectifs du Pacte vert européen.

Dans l’immédiat, l’Union européenne a proposé des pistes pour renforcer les réserves européennes de gaz – jugées tendues mais adéquates pour passer l’hiver – et vérifier que leur usage est optimal. Bruxelles voudrait renforcer la solidarité entre les États et travaille sur un système volontaire d’approvisionnement conjoint de stocks européens.

Afin de répondre à l’urgence et de réduire la facture des Français, nous proposons de supprimer la double taxation (la TVA pesant sur les taxes énergétiques) : une taxe sur une taxe est absurde et injustifiée.

Sous la pression, le gouvernement semble une fois encore se diriger vers un choix court-termiste aux ambitions électoralistes. Nous n’oublions pas qu’Emmanuel Macron a massivement augmenté les taxes sur le gaz, le fioul, le diesel et l’essence au début de son mandat. Une hausse de près de 4 milliards d’euros de taxes supplémentaires pour les Français a été appliquée en 2018. Sous la pression des gilets jaunes, le gouvernement s’est engagé à renoncer aux hausses prévues à partir de 2019, sans pour autant annuler les hausses de 2018. 

Alors que le gouvernement s’était engagé à un « gel » de la fiscalité énergétique en 2019, on observe cette année encore une augmentation de l’ordre de 5 milliards d’euros des recettes de taxes intérieures de consommation sur l’énergie.

Bruno Le Maire veut réformer le marché européen de l’électricité – après l’avoir entériné en 2018 – en faisant croire qu’on pourrait découpler les prix du gaz et ceux de l’électricité. A rebours de déclarations démagogiques, nous savons que l’interconnexion des réseaux électriques européens est essentielle pour limiter les aléas et les risques de coupure.

Le seul moyen de répondre aux hausses de prix de l’énergie est de réduire la dépendance de la France et de l’Europe aux énergies fossiles en augmentant la part du nucléaire dans nos mix énergétiques. A rebours de la politique énergétique d’Emmanuel Macron qui ferme nos centrales nucléaires et développe de façon exponentielle l’énergie éolienne -une énergie intermittente qui a nécessairement besoin d’un complément pour couvrir les besoins énergétiques de nos concitoyens – nous proposons d’arrêter la fermeture de nos réacteurs et d’engager la construction de nouveaux EPR d’ici 2035 pour enfin assurer aux Français des hivers sans pénurie et sans hausse de prix.

Étiquettes :
,