Les propositions de Valérie Pécresse sur l’énergie

Après avoir visité samedi le site industriel d’EDF de l’Ain à Saint-Vulbas (Ain) – commune accueillant la centrale du Bugey et dont la fermeture est inscrite sur la liste des 14 réacteurs français dont Emmanuel Macron a souhaité la fermeture d’ici 2035, Valérie Pécresse a présenté son plan de relance gaullien en matière énergétique, fondé notamment sur une remobilisation massive de la filière nucléaire.

Constats

La politique énergétique du gouvernement est marquée par l’improvisation et l’affaiblissement de notre filière nucléaire. Macron Président ferme Fessenheim et veut réduire de 75% à 50% la part du nucléaire dans l’électricité. Macron candidat dit vouloir construire 6 EPR d’ici 2035 mais affaiblit EDF. Ses choix ébranlent notre souveraineté énergétique d’Emmanuel Macron, il a torpillé notre filière nucléaire et a mis la France au pied du mur.

Nous avions une électricité fiable, propre et bon marché mais, en matière énergétique, le macronisme est la conjugaison de l’amateurisme et du manque d’anticipation. Résultat : les prix de l’énergie flambent et nous réouvrons des centrales à charbon ou importons de l’électricité allemande. C’est une atteinte au climat, à la souveraineté nationale et aux générations futures. Des millions de Français doivent renoncer à partir en vacances simplement pour se chauffer. Par rapport à 2019, la note d’énergie a augmenté de 360 € par an. Le bouclier tarifaire, solution “miracle” imaginée par des macronistes déconnectés de la réalité, est illusoire et électoraliste. Ce sont les Français qui paieront l’addition salée de 20 milliards d’€, après les chèques mal ciblés et l’affaiblissement d’EDF.

Valérie Pécresse reprend l’objectif de neutralité carbone en 2050 tout en préservant notre souveraineté énergétique et en protégeant le pouvoir d’achat des Français. Pour parvenir à ce triple objectif, nous avons besoin du nucléaire pour subvenir à la hausse des besoins électriques (+35% d’ici 2050 selon RTE), pour sortir des énergies fossiles et pour garantir à nos concitoyens une énergie à bas coût.

Les principales propositions de notre candidate :

  • Arrêter le plan de fermeture des 12 réacteurs supplémentaires et supprimer le plafond de 50% de nucléaire en 2035 dans le mix électrique. Lancer 6 EPR dont 4 à démarrer d’ici 2035 et relancer le programme Astrid, qui permet de travailler sur les réacteurs de 4e génération ;
  • Exiger de la Commission européenne la reconnaissance du nucléaire comme énergie verte ;
  • Conditionner le développement de l’éolien à l’adhésion des populations ;
  • Développer des énergies renouvelables dans tous les domaines notamment les biocarburants, le biogaz et la biomasse en soutenant davantage la chaleur renouvelable avec un fonds chaleur porté à 500 millions d’€ par an ;
  • Objectif de doubler le rythme actuel de rénovation énergétique des logements des Français en mobilisant les fonds issus de la création du Livret Vert (fusion Livret A et Livret développement durable) pour que la Caisse des dépôts finance davantage de projets. Lancer en parallèle un plan de rénovation des bâtiments publics d’ici 2040 avec l’objectif d’au moins 50% rénovés d’ici 2030 ;
  • Proposer un contrat moins cher aux Français qui réduisent ponctuellement leur consommation électrique lors des pics ;
  • Réduire la TVA pesant sur l’électricité, la “taxe sur la taxe”, de 20 à 5,5% pour 800 millions d’€. Il faut avoir le courage de dire la vérité aux Français : nous n’avons pas les moyens financiers de réduire la TVA sur l’ensemble de la facture d’électricité comme le promet Marine Le Pen. C’est une mesure électoraliste et démagogique qui coûte plus de 12 Mds d’€ et sera financée par de la dette et des hausses d’impôts.
  • Instaurer un principe d’indexation des indemnités et frais kilométriques sur les prix des carburants et suppression du plafond des 40 km.