Les propositions de Valérie Pécresse sur le pouvoir d’achat

Dans les Ardennes le 4 février dernier, notre candidate a présenté son programme en matière de pouvoir d’achat.

Malgré tous les efforts de la communication gouvernementale – voire électorale, les Français se sont bien appauvris durant ce quinquennat. Le pouvoir d’achat a progressé moins rapidement en France que dans les autres pays de la zone euro – c’est la première fois que cela arrive depuis 1995. La France est au 12ème rang européen pour le salaire moyen – il est inférieur de 10 % à celui des Belges et de 20 % à celui des Allemands. Le pouvoir d’achat devrait encore baisser d’au moins 1% au cours du premier semestre 2022.

Le coût de la vie a augmenté pour les Français, en particulier concernant les dépenses contraintes : la facture d’énergie a augmenté de 360 euros par an durant le quinquennat, et de plus de 500 euros en moins d’un an pour ceux qui se chauffent au gaz ; les prix de l’essence ont atteint des records avec en un an, un plein de 40 litres de 12 euros de plus ; et le gazole a récemment franchi la barre des 1,60 €/l, soit plus que son prix juste avant le déclenchement du mouvement des Gilets jaunes. La part des dépenses liées au logement représente désormais entre 1/4 et 1/3 des dépenses des ménages.

Le pouvoir d’achat des Français a baissé, et ce pour toutes les catégories de la population. Avec la désindexation des retraites et la hausse de la CSG, les retraités ont subi de plein fouet la politique d’Emmanuel Macron : entre 2017 et 2019, le ratio entre le niveau de vie médian des actifs et celui des retraités a perdu 4 points. Les jeunes ont vu leur niveau de vie diminuer : entre 2019 et 2021, les alternants ont perdu en moyenne 102 euros et les stagiaires 38 euros. Entre 2020 et 2021, 39% des jeunes ont vu leurs allocations diminuer avec en moyenne une perte de 118 euros. Les foyers les plus précaires ont été les grands oubliés de ce quinquennat : les 5% des ménages les plus modestes ont vu leur pouvoir d’achat diminuer de près de 40 euros par an.

Après dix ans de quinquennat Hollande-Macron, les Français sont aujourd’hui fatigués, inquiets, déconsidérés mais surtout appauvris. Contrairement à ce que croit le gouvernement, régler la question du pouvoir d’achat ne passe pas par une multiplication des chèques en banc, qui alourdissent notre dette et représentent tout le contraire d’une revalorisation pérenne du niveau de vie. Cela passe par un effort individuel et collectif et par la réhabilitation du travail et du mérite.

Les principales propositions de notre candidate pour créer un choc de pouvoir d’achat

●      Augmenter de 10% en 5 ans tous les salaires nets inférieurs à 2 800 euros ;

●      Défiscaliser les heures supplémentaires sans restriction ni plafond ;

●      Permettre aux salariés de convertir élus RTT en salaires sans limites ;

●      Garantir une retraite au moins égale à un smic net pour ceux qui ont travaillé toute leur vie ;

●      Libérer totalement le cumul emploi-retraite ;

●      Baisser la TVA de 20% à 5,5% sur les taxes qui pèsent sur l’électricité ;

●      Indexer automatiquement les indemnités de frais kilométriques sur le prix des carburants ; 

●      Mettre en place une allocation de 900 euros dès le premier enfant pour toutes les familles ;

●      Hausse de 15% des allocations pour les familles de deux et trois enfants ;

●      Versement des allocations familiales et du complément de libre choix de mode de garde à toutes les familles, sans condition de ressources ;

●      Augmentation des pensions de réversion ;

●      Déconjugalisation de l’allocation aux adultes handicapés ;

●      Créer un revenu jeunes actifs de 670 euros par mois pour les jeunes qui se forment dans les métiers en tension ;

●      Créer une banque nationale des jeunes pour les aides à financer leurs projets et leurs études ;

●      Généraliser le PTZ sur tout le territoire pour aider les jeunes à acheter leur première résidence principale.