Les propositions de Valérie Pécresse sur la santé

Après une visite d’hôpital et une table-ronde avec médecins, étudiants et infirmiers, Valérie Pécresse a présenté vendredi à Oyonnax (Ain) ses priorités pour la santé lors d’une réunion publique.

Constats

La crise sanitaire a mis au jour l’appauvrissement sans précédent de notre système de santé et l’inaction du gouvernement pendant ce quinquennat avec la fermeture définitive de plus de 5 700 lits d’hospitalisation en 2020, et cela en pleine pandémie. 15% des lits sont actuellement fermés faute de personnels, épuisés par des rythmes et des conditions de travail insoutenables. 80 000 infirmières et infirmiers ont aujourd’hui leur diplôme mais n’exercent pas, notamment en raison de la dégradation des conditions de travail. 79% des infirmiers estiment que les mesures du Ségur n’ont pas eu d’impact sur leur souhait de quitter la profession. Les personnels de santé ont été les grands oubliés de ce quinquennat.

Le système de santé français présente les coûts administratifs les plus élevés d’Europe (15 milliards d’€ par an). Le personnel administratif représente 34% des effectifs dans les hôpitaux français, contre 25% en Allemagne. Notre système de santé est gangréné par la dérive bureaucratique ; l’hôpital ne soigne plus, il administre.

En 2019, plus de 7,4 millions de Français vivaient dans un désert médical, soit plus de 10% de la population totale. En 5 ans, le nombre de généralistes a diminué de 2 500. Aujourd’hui, 5 millions de Français vivent sans médecin traitant. L’accès aux soins des Français est aujourd’hui gravement compromis par l’extension des déserts médicaux. En conséquence, l’espérance de vie en bonne santé aujourd’hui en France est de 64 ans seulement, contre 74 ans en Suède.

Valérie Pécresse veut refonder notre système de santé et engager une mobilisation sans précédent en faveur de la prévention. Ces efforts doivent nous permettre d’atteindre l’objectif suivant : gagner 3 ans d’espérance de vie en bonne santé d’ici 10 ans.

Les principales propositions de notre candidate pour refonder notre système de santé :

  • Fixer pour objectif d’offrir à chaque Français une réponse en matière de santé à moins de 30 minutes de son domicile (consultation, prise en charge hospitalière, service d’urgence) et de diviser par deux, d’ici la fin du quinquennat, le délai moyen pour obtenir une consultation chez un médecin (généraliste ou spécialiste) ;
  • Aligner la formation de médecine générale sur celle des autres spécialités et créer une 4ème année de formation qui permettra de créer 4 000 “docteurs juniors de médecine générale” d’ici 2025 ;
  • Recruter 25 000 nouveaux soignants à l’hôpital et doubler en 5 ans le nombre de médecins formés pour porter à 20 000 d’ici la fin du quinquennat le nombre d’étudiants admis chaque année en 2ème année ;
  • Revaloriser le tarif de la consultation chez le médecin généraliste de 25 à 30 € ;
  • Revaloriser les actes de la médecine de spécialité, des urgences et des sage-femmes, pour accompagner les efforts des soignants dans l’objectif de raccourcissement des délais d’accès aux soins ;
  • Doubler les moyens dédiés à la prévention dans le cadre d’une politique décentralisée confiée aux départements, avec l’appui des régions et des maires ;
  • Lancer une grande alliance européenne pour la recherche et l’innovation en santé pour que l’Europe conserve la maitrise son destin, en particulier dans les domaines du numérique et d’intelligence artificielle ;
  • Créer un Institut National de la Santé Mentale, sur le modèle de l’Institut pour le Cancer afin de doter la France d’une stratégie nationale ambitieuse, de mieux accompagner les patients dans une logique d’inclusion mais aussi d’accélérer la recherche et l’innovation thérapeutique sur les maladies mentales ;
  • Porter un autre regard sur la santé des femmes en reconnaissant pleinement l’endométriose comme une affection longue durée, en abaissant le taux de TVA à 2,1% sur les produits d’hygiène féminine, et en mettant en place un système de consultation mère/enfant pour les mamans seules, qui renoncent trop souvent aux soins ;
  • Lutter contre les cancers pédiatriques en engageant une mobilisation sans précédent en faveur de la recherche contre les cancers de l’enfant et pour un accès raccourci aux nouveaux traitements. Introduire, par solidarité nationale, un congé pour les parents d’enfant atteint de cancer, pendant toute la durée de l’hospitalisation et avec maintien du salaire.

Réécouter le discours de Valérie Pécresse pour sauver notre système de santé et mieux soigner les Français : https://www.youtube.com/watch?v=HAhDk8Lv60M

Retrouver les infographies complètes de ses propositions : https://www.facebook.com/vpecresse/posts/485184762974868