Les propositions de Valérie Pécresse pour l’égalité femmes-hommes

Lundi 7 mars, dans “Face aux Françaises”, Valérie Pécresse a répondu aux questions de Ruth Elkrief et Ava Djamshidi sur LCI. À la veille de la journée internationale des droits des femmes, les prétendants à l’Élysée répondaient aux questions de six lectrices du magazine ELLE sur des thématiques telles que la sécurité, la parité femmes-hommes ou encore les violences sexistes et sexuelles.

Constats

L’égalité femmes-hommes est très loin d’être atteinte : tous secteurs confondus et à poste et à compétences égales, l’écart varie de 9 à 12,8 %. Selon les données Eurostat, la France est au-dessus de la moyenne européenne en matière d’inégalités entre les femmes et les hommes. Il y a même eu une dégradation entre 2020 et 2021 : l’écart serait de 16,5 % en 2021 contre 15,5 % en 2020.

De nombreux progrès restent encore à faire dans la lutte contre les violences : la justice est noyée et ne permet pas de condamner suffisamment pour les viols commis – le nombre de condamnations pour viol est stable alors que les faits constatés explosent (+15 000, soit un quasi doublement) entre 2018 et 2021. La part des femmes mal accueillies lors d’un dépôt de plainte est encore élevée : en 2021, selon le collectif #NousToutes, la part de femmes estimant avoir été mal accueillies lors d’un dépôt de plainte est de 66 %. Le nombre d’ordonnances de protection demeure faible : 8 fois moins qu’en l’Espagne.

Le gouvernement d’Emmanuel Macron s’est montré particulièrement laxiste concernant l’islamisme radical et le port du voile. Si Marlène Schiappa s’est déclarée contre l’interdiction du port du voile à l’école et contre l’interdiction du voile islamique pour les mères accompagnant les sorties scolaires, qui relève selon elle de “l’islamophobie” en 2014, elle s’est ensuite défendue en revenant sur sa position à propos du voile à l’école. Lors du récent examen de la loi sur le sport, LREM a rejeté un amendement porté par LR, qui visait à interdire le port de signes religieux ostensibles dans les compétitions sportives. Pire, la ministre déléguée à l’Egalité entre les femmes et les hommes, Elisabeth Moreno, a défendu les Hijabeuses et “le droit de porter un voile pour jouer”.

En matière de parité, Emmanuel Macron est loin d’être exemplaire, au contraire : sur les conseillers du premier cercle d’Emmanuel Macron : 12 hommes, une femme. Dans tout le cabinet, 30 % de femmes. La Maison Commune rassemblant les partis de soutien à Emmanuel Macron est exclusivement dirigée par des hommes : Edouard Philippe, François Bayrou, Richard Ferrand et Stanislas Guerini.

Si des avancées ont été réalisées au cours des cinq années en matière d’égalité femmes-hommes, de nombreux progrès restent à faire et l’égalité est loin d’être atteinte.

Valérie Pécresse s’engage pour enfin atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes, dans tous les champs de la société : égalité dans l’emploi, égalité salariale, égalité face au crédit bancaire, égalité face aux promotions professionnelles, etc. En matière de violences conjugales, ce sera tolérance zéro.

Les principales propositions de notre candidate pour enfin faire de l’égalité entre les femmes et les hommes une réalité

  • Agir réellement sur le nombre de féminicides pour une tolérance zéro concernant les violences faites aux femmes :
    • Intégrer la notion de féminicide dans le droit français ;
    • Instaurer l’imprescriptibilité en matière d’inceste ;
    • Créer une juridiction spécifique pour protéger les victimes de violences conjugales et déployer de nouveaux juges spécialisés pour accompagner les femmes victimes de violences.
  • Mettre en œuvre un grand plan de rattrapage salarial en entreprise pour atteindre l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Des conférences des salaires seront organisées avec l’ensemble des entreprises pour vérifier que l’égalité des femmes et des hommes est une réalité.
  • Aider à la garde de l’enfant, qui incombe souvent aux femmes et qui entrave l’égalité salariale :
    • Créer un service public de la petite enfance par la mise en place d’un réseau d’assistante maternelle, notamment pour les femmes seules dans les zones rurales ou les femmes agricultrices ;
    • Relever de 6 000 à 10 000 euros par an les plafonds des crédits d’impôt pour les emplois à domicile, avec 2 500 euros en plus pour les personnes dépendantes et 1 500 euros en plus par enfant ;
    • Donner à tous les parents les moyens de choisir le mode de garde de leur enfant, en rendant accessible à tous les parents, sans aucune condition ressource, le complément de libre choix de mode de garde (CMG), en plus du relèvement du crédit d’impôt pour les emplois à domicile.
  • Faire de la santé des femmes une des grandes causes du quinquennat :
    • Mettre en place des consultations mère/enfant pour les mamans seules, qui renoncent trop souvent aux soins ;
    • Reconnaître pleinement l’endométriose comme une affection longue durée ;
    • Lever le tabou sur les règles douloureuses et instaurer un congé spécifique de deux jours par mois sur avis médical ;
    • Définir une nouvelle approche concernant la ménopause en proposant des consultations de prévention par la médecine du travail ;
    • Abaisser le taux de TVA à 2,1 % sur les produits d’hygiène féminine, pour lutter contre la précarité menstruelle et généraliser les distributeurs de protections périodiques à l’université.
  • Protéger les femmes qui en ont le plus besoin :
    • Défiscaliser les pensions alimentaires des parents solos ;
    • Augmenter la pension de réversion pour les femmes qui n’ont pas eu une carrière complète, de 54 % à 75 % de la retraite du conjoint.
  • Lutter contre la soumission et la marchandisation des femmes :
    • Ne pas légaliser la GPA, qui est une marchandisation du corps de la femme ;
    • Interdire le port du voile forcé pour les jeunes filles de moins de 15 ans ;
    • Interdire le port du voile dans les compétitions sportives et pour les accompagnatrices scolaires, en déployant des assistants du service scolaire afin de ne pas priver les enfants de sortie.