Le dernier budget du quinquennat, symbole de l’irresponsabilité financière d’Emmanuel Macron

L’Assemblée nationale entame cette semaine l’examen du projet de loi de finances pour 2022, dernier budget du quinquennat. Nous dénonçons un budget insincère et une fuite en avant de l’endettement.

C’est le budget de l’irresponsabilité financière. Le projet de loi de finances ne comprend aucune des annonces électoralistes d’Emmanuel Macron à coups de milliards d’euros : revenu d’engagement pour les jeunes, rallonge de 100 euros pour le chèque énergie, plan pour Marseille, assurance-récolte, Beauvau de la sécurité, plan d’investissements de 30 milliards d’euros… Toutes ces nouvelles dépenses ne sont pas inscrites dans le projet de loi de finances et ne sont financées ni par des économies ni par des réformes, au point que le Haut Conseil des finances publiques a regretté de ne pas être “en mesure de se prononcer sur la plausibilité de la prévision de déficit pour 2022”.

Si on met de côté les dépenses de la crise sanitaire, les dépenses ordinaires connaissent une augmentation historique de 100 milliards d’euros de 2020 à 2022 et représenteront encore 57% du PIB en 2022. La dette se rapprochera des 3 000 milliards d’euros, soit 100 000 euros par ménage.

Depuis 2017, Emmanuel Macron n’a engagé aucune réforme de l’État et n’a pas fait la moindre économie substantielle, alors qu’il s’était engagé pendant sa campagne à réduire de 60 milliards d’euros la dépense publique et de 120 000 le nombre de fonctionnaires.  Les réformes de structure sont au point mort. Emmanuel Macron est le premier président depuis François Mitterrand à ne pas avoir réformé les retraites. Réformer, ce n’est pas dépenser.

La France est devenue le maillon faible de la zone euro : sur les 27 pays de l’Union européenne, la France est 22e pour le déficit public et 23e pour la dette. La dette n’est jamais gratuite ; elle est une épée de Damoclès qui pèse sur notre souveraineté. Une augmentation d’un point des taux d’intérêt augmenterait la charge de la dette de près de 30 milliards d’euros par an (sous 10 ans).

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