La hausse des prix du gaz

Depuis le début de l’année 2021, les tarifs réglementés du gaz, appliqués par Engie à près de 3 millions de foyers, ont augmenté de 57%.

Face aux conséquences de ces augmentations sur les factures des Français, Jean Castex a présenté jeudi dernier un bouclier tarifaire sur les prix du gaz en gelant les tarifs réglementés du gaz jusqu’en avril 2022 et en limitant la hausse des tarifs de l’électricité à 4% au lieu de 12% qui étaient prévus.

Avec ce bouclier tarifaire, le gouvernement fait fausse route en choisissant une solution qui reste temporaire, difficile à justifier juridiquement et ne règle pas les problèmes de fond : la double TVA et son montant excessif. Par ailleurs, ce gel entraînera des conséquences sur les fournisseurs autres qu’Engie car leurs prix sont indexés sur les tarifs réglementés. Ces derniers ont déjà annoncé qu’ils étaient prêts au contentieux : le jeu juridique du gouvernement est périlleux alors que d’autres mesures auraient été plus justes et efficaces. 

Depuis le début de son quinquennat, Emmanuel Macron n’a eu de cesse d’augmenter massivement les taxes : gaz, fioul, diesel et essence dès 2018, ce sont près de 4 milliards d’euros de recettes pour l’État sur le dos des Français. En cédant sous la pression des gilets jaunes, le gouvernement a reculé sur la taxe carbone et la hausse de certaines taxes à partir de 2019, mais sans revenir sur les hausses précédentes.

La politique énergétique du gouvernement n’est pas efficace : nous devons renforcer notre souveraineté énergétique grâce au nucléaire, qui permet à la fois de réduire les émissions de gaz à effet de serre, et réduire les importations, donc notre dépendance vis-à-vis du marché international. Le nucléaire est une énergie décarbonée à moindre coût. Développer le nucléaire signifie réduire la facture énergétique du consommateur.

Or ce gouvernement ferme nos centrales nucléaires et développe de façon exponentielle l’éolien. Il promet des aides aux ménages modestes, qui sont nécessaires mais pas suffisantes et qui ne régleront pas le problème de fond pour les années à venir. Au lieu d’un pansement sur une jambe de bois, nous devons revoir notre stratégie énergétique globale pour assurer aux Français des hivers sans pénurie et sans hausse de prix.

C’est ce que nous faisons dans notre projet énergétique pour 2022 : arrêter la fermeture des centrales nucléaires et engager la construction d’EPR d’ici 2035. En parallèle, rénover à l’horizon 2040 les passoires énergétiques (E, F, G) pour les convertir en catégorie D en remplaçant les chaudières à fioul et par des pompes à chaleur et en installant en priorité des chauffe-eaux et des plaques de cuisson électriques.