Hommage de Bernard Brochand à son ami Claude Goasguen

En apprenant le décès de mon collègue Claude Goasguen, je ressens une peine particulièrement immense car c’est à la fois un compère et un ami que je perds mais c’est également un fidèle serviteur que perd la République française.

Présent et actif dans l´hémicycle du Palais Bourbon, Claude Goasguen était à mes yeux la vigie du corps législatif. Rien ne lui échappait et les bancs du Gouvernement redoutaient ses répliques et ses commentaires tant il était intransigeant sur le respect légitime des prérogatives de la représentation nationale.

Perpétuellement en action, rarement installé confortablement sur son siège, il avait à la fois ce sens de la répartie, cet esprit sans cesse en éveil et cette rigueur morale qui inspirent à la fois crainte, admiration et respect. 

Il aura, durant les 23 années où il fut Député de la Nation française, impressionné toutes celles et ceux qui auront eu l’honneur de le connaître et dont je fais partie.

En ces pénibles circonstances j’adresse à son épouse, Camille Goasguen et à ses deux fils, Olivier et Gilles, mes condoléances les plus sincères.