GESTATION POUR AUTRUI : TÉMOIGNAGE

Une réunion consacrée à la GPA rassemblant députés et sénateurs s’est tenue à l’Assemblée nationale le 20 novembre dernier.

A l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant et à l’approche de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes, une jeune mère porteuse américaine est venue apporter son témoignage. Pour des raisons essentiellement financières elle a donné suite à une annonce de recrutement de mère porteuse par l’intermédiaire d’une agence.

Kelly mère porteuse de l’Iowa (Etats-Unis) âgée de 36 ans est venue témoigner de son expérience : ses motivations, les conditions dans lesquelles se sont déroulées ces gestations pour autrui et leurs conséquences. Kelly a été mère porteuse à trois reprises et a donné naissance à 5 enfants. Alors que la GPA est souvent présentée comme respectueuse de la femme et de l’enfant lorsqu’elle est pratiquée de manière « encadrée », le témoignage très libre de Kelly a apporté un éclairage différent et elle a pu faire part des difficultés rencontrées que ce soit au niveau des contraintes physiques (préparation à la gestation, accouchement) que des suites psychologiques inhérentes à la GPA.

Il n’existe pas de législation fédérale aux Etats-Unis sur la GPA : chaque état est libre de réguler cette pratique comme il l’entend et même l’interdire (Louisiane, Washington, New York, Michigan). Les Etats-Unis se distinguent des autres pays fournisseurs de mères porteuses par leur coût très élevé et selon l’agence Babygest, l’addition peut varier de 80 000 € à 240 000 €.

J’ai moi même attiré l’attention du Premier Ministre sur l’urgence, pour notre pays, de prendre l’initiative et d’engager toutes les démarches nécessaires, auprès des instances internationales compétentes, pour obtenir l’interdiction universelle de la GPA. En effet, la GPA, contrat par lequel une femme porte un enfant pour quelqu’un d’autre, pour l’abandonner à la naissance et le remettre à ses co-contractants, est interdite en droit français, car contraire aux principes intangibles d’indisponibilité et d’inviolabilité du corps humain. Il faut interdire la GPA au niveau international au nom de l’indisponibilité du corps humain et de la dignité de la femme.