Face à l’islamisme, Emmanuel Macron ne prend pas la mesure du problème et ne prend pas les mesures qui s’imposent

Emmanuel Macron était le 18 février à Mulhouse pour présenter les premiers jalons de sa stratégie de lutte contre le séparatisme islamiste. Principales annonces  :

  • La France va progressivement cesser d’accueillir des imams détachés envoyés par d’autres pays, comme la Turquie et l’Algérie, en augmentant parallèlement le nombre d’imams formés en France. Le but est d’avoir des imams maîtrisant la langue et les lois de la République. Emmanuel Macron n’a détaillé aucun calendrier pour cette mesure.
  • Transformation des ELCO (Enseignements de langue et de culture d’origine, qui permettent à 9 pays dont le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et la Turquie d’organiser l’enseignement de leur langue nationale) en enseignements international EILE (Enseignements Internationaux de Langues Étrangères) à partir de la rentrée 2020, pour permettre à l’Éducation nationale de les contrôler. Ces ELCO concernent 80 000 élèves par an. Pour l’instant, seule la Turquie a refusé (les négociations se poursuivent).
  • Accompagner et renforcer les associations dans le champs social, sportif, périscolaire, culturel, sanitaire. Les associations devront signer une charte de la laïcité (sans davantage de précisions). 
  • Le CFCM (conseil français du culte musulman) devra formuler des propositions d’ici fin mars pour assurer l’exercice en France d’un islam dont toutes les pratiques doivent se conformer aux lois de la République.
  • Un projet de loi sera présenté pour mieux contrôler les financements étrangers des lieux de culte et garantir leur transparence.

D’autres annonces sont prévues après les élections municipales.

Cela fait deux ans qu’on nous promettait un grand discours du président de la République pour défendre la laïcité : en février 2018 on nous l’annonçait pour « le premier semestre », en juin 2018 « après l’été », en juillet 2018 « dès l’automne », en octobre 2018 « au début de l’année 2019 »…Ce qu’il n’a pas compris, c’est que nous n’attendions pas qu’il fasse des phrases, mais qu’il passe enfin à l’acte contre l’islamisme.

Or les mesures annoncées aujourd’hui sont profondément insuffisantes : rien sur la fermeture définitive des 100 mosquées salafistes, rien sur l’expulsion des 3400 étrangers fichés pour radicalisation dont des prêcheurs de haine, rien sur les sorties de prison de 146 terroristes d’ici 2022 ou sur le retour en France de dizaines de djihadistes…

Emmanuel Macron s’est d’abord livré à un étonnant autosatisfecit : il dit avoir fait fermer 4 écoles et 15 mosquées (seulement 7 temporairement en deux ans en réalité, avec sa loi sur la sécurité intérieure). C’est dérisoire compte tenu de l’ampleur du problème.
En dehors de la fin bienvenue bien que très progressive du système des imams détachés (les 300 imams étrangers envoyés en France chaque année), sa principale annonce concrète est de transformer les ELCO (enseignements de langue et de culture d’origine) en EILE (enseignements internationaux de langues étrangères)…

Est-ce à la hauteur de la menace que représentent les ennemis de l’intérieur qui s’attaquent à notre mode de vie et à nos lois ?

Pour gagner la guerre contre l’islamisme, il ne suffit pas de décréter la sortie de « l’islam consulaire » (sous influence étrangère) ou de demander au CFCM de faire des propositions qu’Emmanuel Macron est incapable de faire lui-même.

Qu’a-t-il fait depuis bientôt trois ans pour finalement attendre du CFCM qu’il fasse des propositions ?

Nous devons défendre implacablement la laïcité :

  • en interdisant le port du voile aux accompagnatrices scolaires (les Républicains ont voté cette interdiction au Sénat le 29 octobre 2019) ;
  • en interdisant le voile à l’université ;
  • en faisant appliquer systématiquement la loi de 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public ;

Nous devons vaincre le totalitarisme islamique :

  • en expulsant les étrangers ayant des liens avec les mouvances islamistes (3391 étrangers sont fichés inscrits au FSPRT)  ;
  • en fermant définitivement les lieux de culte islamistes et interdire tout financement étranger d’une association cultuelle (il demeure au moins 100 mosquées extrémistes et la loi sur la sécurité intérieure n’a permis d’en fermer temporairement que 7 en deux ans) ;
  • en étendant la rétention de sûreté aux crimes et délits terroristes, ce qui permettra de ne pas laisser dans la nature des terroristes toujours dangereux à leur sortie de prison ;
  • en interdisant le retour de ceux qui sont partis faire le djihad en leur retirant leur nationalité comme l’a fait le Royaume-Uni pour plus de 150 djihadistes. Ils ont trahi la France, ils n’ont plus leur place en France.