Face à la crise économique, le gouvernement apporte un soutien insuffisant à nos commerçants et nos PME

Le gouvernement a présenté aujourd’hui un nouveau projet de budget rectifié pour 2020, le quatrième depuis le début de la crise sanitaire, afin de débloquer 20 milliards d’euros supplémentaires, et entériner une nouvelle dégradation des prévisions économiques. Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a annoncé la semaine dernière que le produit intérieur brut (PIB) devrait finalement se contracter de 11% cette année, contre 10% anticipé dans la précédente prévision de septembre. Le déficit public devrait finalement se creuser à 11% du PIB et la dette s’envoler à 120% du PIB en 2020.

Principales mesures du texte :

  • le fonds de solidarité dédié aux petites entreprises est gonflé de 10,9 milliards d’euros en plus des 9 milliards déjà prévus. Son accès a été élargi et les montants alloués augmentés.
  • le dispositif d’activité partielle est, lui, doté de 3,2 milliards d’euros supplémentaires, après 31 milliards déjà budgétés et plus de 22 milliards dépensés.
  • le gouvernement va verser des primes exceptionnelles aux bénéficiaires du RSA, des chômeurs en fin de droits et aux moins de 25 ans, qui coûteront 1,1 milliard d’euros.

Pour Geoffroy Roux de Bézieux, président du MEDEF, ce reconfinement va coûter au pays entre 50 et 75 milliards d’euros de PIB. Une PME sur deux se dit menacée de faillite.

NOS PROPOSITIONS

Autoriser les préfets, par département, à ouvrir les commerces de proximité lorsque les conditions sanitaires sont réunies.

– Annuler les charges sociales et fiscales des TPE et PME les plus affectées par la crise sanitaire et le confinement : nous avions demandé dès le 2 juin l’annulation des charges sociales et fiscales des TPE et PME les plus frappées par la crise. Le gouvernement prévoit enfin une exonération de charges pour les PME fermées administrativement ou les PME des secteurs les plus affectés dont le chiffre d’affaires a baissé d’au moins 50%. Cette annulation de charges doit être immédiate et couvrir la période des deux confinements et pas uniquement du second confinement.

– Soutenir le secteur de l’hôtellerie-restauration en réduisant la TVA de 10% à 5,5%. Dans le contexte de fragilisation sans précédent de nos hôtels, bars et restaurants, il est plus que jamais nécessaire de revenir au taux réduit antérieur.

– Créer un fonds souverain qui additionnerait les fonds de la BPI et de l’Agence des participations de l’Etat pour proposer aux Français des produits financiers et mobiliser leur épargne sur les secteurs stratégiques.

– Lancer un plan massif de rénovation énergétique des logements plutôt que de subventionner massivement l’éolien.

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