Émeutes au Kazakhstan sur fond de hausse des prix de l’énergie

A la suite d’une hausse brutale des prix du gaz de pétrole liquéfié (GPL) – carburant le plus utilisé dans le pays – entraînant la hausse du prix des produits alimentaires du fait de la hausse des frais de transports – des manifestations ont éclaté au Kazakhstan début janvier avant de se transformer en protestation politique contre l’influence de l’ex-président autoritaire, Noursoultan Nazarbaïev et de son clan dont fait partie l’actuel Président Kassym-Jomart Tokaïev. Les manifestants ont notamment réclamé une amélioration du processus démocratique par l’élection directe des responsables régionaux, actuellement nommés par le président.

Malgré l’annonce par le gouvernement de plafonnement pour 6 mois du prix de vente du GLP, ces mouvements de contestation ont tourné aux émeutes où les forces de l’ordre avaient autorisation de tirer pour tuer. La Russie et les autres pays membres de l’Organisation du traité de sécurité collective (Arménie, Biélorussie, Kirghizstan, Tadjikistan) ont envoyé par la suite une “force collective de maintien de la paix” à la demande du Président Kassym-Jomart Tokaïev.

Dimanche soir, le ministère de l’information a retiré une déclaration publiée plus tôt dans la journée sur un groupe officiel Telegram, selon laquelle plus de 164 personnes avaient trouvé la mort dans le pays au cours des violences. Le gouvernement a annoncé ce jour que 7 989 individus étaient “détenus par les organes du ministère de l’Intérieur”.

Bien sûr nous condamnons les agissements du Président qui “tire pour tuer” sur les manifestants.

Après l’Ukraine, l’Azerbaïdjan et la Biélorussie, c’est aujourd’hui au Kazakhstan que la Russie intervient directement, cette fois-ci à la demande du Président Kassym-Jomart Tokaïev. Cette intervention démontre encore une fois le rôle majeur de la Russie en Asie centrale.

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