Discours de Bernard Brochand à l'Assemblée Nationale

Discours à l’Assemblée Nationale

Monsieur le Premier Ministre,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Mes chers Collègues,

 

C’est, pour moi, un insigne honneur que de pouvoir m’adresser à notre Assemblée, tout entière réunie, en ce premier jour de sa première session, alors qu’elle vient de recevoir l’onction du suffrage universel.

Permettez-moi, tout d’abord, de souhaiter la bienvenue à tous ceux, beaucoup plus nombreux qu’à l’ordinaire, qui n’ont encore jamais siégé dans notre hémicycle. Que tous, anciens comme nouveaux, puissent contribuer avec succès à notre travail commun, dans le respect des opinions de chacun.

J’ai aussi la faiblesse de penser qu’à travers vos éminentes personnes, mes modestes propos atteindront ceux qui ont fait le choix de nous élire, au nom de la Nation souveraine qu’ils incarnent et que nous avons désormais la lourde responsabilité de représenter.

C’est ici à l’assemblée nationale que depuis 228 ans se décident le présent et l’avenir de la France.

Sont sorties de cette assemblée la première constitution française rédigée au Jeu de Paume, la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, l’abolition des droits féodaux, la liberté de la presse, le drapeau tricolore, le suffrage universel, l’instruction nationale, l’unification de la langue française, l’abolition de l’esclavage, la liberté des cultes, l’abolition de la peine de mort.

Autant de sujets majeurs et fondateurs de notre pacte républicain qui ont donné lieu à des joutes verbales extraordinaires et à des lois fondamentales dont l’histoire retient le précieux écho.
Nous sommes tous les héritiers de ces actes fondateurs et nous devons affirmer notre identité parlementaire.

Être député, c’est fabriquer la loi. Être député, c’est aussi être relié à une réalité de territoire ; c’est écouter, comprendre et faire résonner ici même les aspirations de nos concitoyens, leurs craintes et leurs espoirs, pour apporter par notre travail des solutions concrètes et durables aux problèmes qui touchent tous les Français.

Derrière chacun d’entre nous se trouvent près de 100 000 citoyens que nous représentons.
Il ne faut jamais oublier que c’est à travers nous que se tisse le lien entre eux et ceux qui nous gouvernent.

 

Des défis colossaux nous attendent, dont en priorité, parmi bien d’autres :

La lutte contre le terrorisme islamiste et la sécurité de nos compatriotes.
Le retour à l’emploi pour conjurer le chômage
La baisse de la fiscalité pour rendre de l’oxygène aux ménages et aux entrepreneurs ;
Le rétablissement de l’école, l’amélioration de la justice, la récompense du mérite pour retisser le tissu social de notre pays et pour que chaque citoyen soit reconnu dans ses droits, avec équité, mais aussi dans le rappel à ses devoirs envers la Nation.

En toute chose, notre devoir est de rendre l’avenir désirable aux Français, parce que possible, parce que chargé d’espoir et de liberté.

Notre devoir est de réveiller et de faire vivre la République et ses valeurs universelles de liberté, d’égalité et de fraternité pour tous ses enfants.

L’onction du suffrage universel n’est pas une fin en soi. Elle marque le début de quelque chose de plus grand que chacun de nous, quelque chose qui dépasse tous les égos, l’immense honneur de servir la France et les Français.

 

Nous avons un devoir : c’est celui d’agir !
Je crois en nous
Je crois en notre audace
Je crois en notre énergie

 

Je crois en la France, vivante, exigeante, nouvelle, gagnante, créative et optimiste.

 

Je souhaite reconnaissance et succès à cette nouvelle législature !
Vive la République, Vive la France !!

Discours de Bernard Brochand à l'Assemblée Nationale
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