CROIRE EN LA FRANCE D’AUJOURD’HUI ET DE DEMAIN

L’histoire du monde a été marquée par des vagues successives d’épidémies qui n’ont pas épargné les populations vivant à ces périodes : la peste d’Athènes au 4ème siècle avant Jésus-Christ, la peste noire au 14ème siècle, la grippe espagnole et le choléra au 20ème siècle de même que la grippe asiatique qui a causé 100 000 morts en 1956-57 dans l’hexagone, dans l’indifférence la plus contestable qui soit.

Mais à chaque fois, l’humain a su affronter, s’adapter, se renouveler. Le propre de l’homme est sa capacité à se mettre en accord avec son environnement, à ce qui l’entoure, à s’élever au-dessus de toute difficulté, à lutter pour sa survie. Ce combat interminable de la vie humaine témoigne de notre aptitude à faire face aux aléas de notre existence.

Nos gouvernants doivent établir des directives claires, s’entourer de l’ensemble des acteurs locaux pour établir une véritable politique nationale. C’est en travaillant ensemble, que nous sortirons grandis de cette épreuve.

Ce contexte exceptionnel que nous vivons doit faire émerger des personnalités fortes et décomplexées qui nous guideront dans les années à venir sur des chemins plus joyeux. Pour ce faire, nous devons soutenir une nouvelle façon de faire de la politique. Le passé ne doit pas être oublié. Au contraire, il est indispensable de s’en inspirer pour ne pas faire les mêmes erreurs, de s’en détourner quand le contenu n’était pas au niveau des ambitions, mais toujours rester clairs envers nous-mêmes et nos concitoyens.

Cet intervalle nous a fait prendre conscience de nos valeurs, de nos priorités, de nos envies pour ce monde de demain. De même, la reconnaissance a été massive envers des métiers souvent délaissés, critiqués voir même conspués alors même qu’ils sont vitaux au bon fonctionnement d’une société. Je pense aux personnels de santé, aux services aux personnes, aux éboueurs, aux employés de commerces de proximité… aux petites mains qui contribuent à l’activité et à la vie d’un pays. Cette mise en lumière ne doit pas être oubliée dans les mois à venir. Cet épisode dramatique de notre histoire contemporaine doit éclairer des protagonistes trop longtemps oubliés, des secteurs méprisés.

Cette conjecture nous a montré les limites de notre modèle de société. Notre économie a été touchée de plein fouet. L’ensemble des acteurs économiques ont accepté les contraintes liées à cette situation mais aujourd’hui, il nous faut apporter l’aide nécessaire à toute entreprise quel qu’elle soit, soutenir les filières en crise, créer de nouveaux moyens de promouvoir, de renforcer, d’aider les start-ups de demain. Il nous faut multiplier les initiatives, « casser les codes », faciliter la création d’entreprises porteuses de richesse et d’emplois. Il est vrai que la France a besoin de son tourisme pour vivre. Mais elle ne doit pas compter uniquement sur cela pour sauver son économie. Il est indispensable de trouver et développer de nouvelles filières pour la renforcer. Nationaliser, relocaliser sont les pistes aujourd’hui envisagées mais n’oublions pas les PME, les auto-entrepreneurs,… Nous devons créer, prendre des initiatives qui s’avéreront parfois malheureuses mais toujours agir, prendre des risques, voir loin.

Le confinement nous a éclairé sur la survie de secteurs entiers vitaux au fonctionnement et à la richesse d’un grand pays. Ces domaines ont trop longtemps été maltraités par les gouvernements successifs.

Pendant plusieurs mois, nous avons assisté à une envolée des mécontentements dans les hôpitaux, à un dialogue de sourds avec nos gouvernants. Les personnels médicaux nous avertissaient sur la situation catastrophique des effectifs de santé travaillant dans les hôpitaux et maisons de retraite. Les autorités ont témoigné d’un manque de clarté, de conscience fasse à cette situation explosive et aujourd’hui, tous leur témoignent de leur fierté, de leur soutien mais passé ce cap terrible, leur situation sera la même : manque de moyens, hôpitaux et maisons de retraite en sous-effectifs, impossibilité de prendre leurs RTT, journées sans fin…La santé abandonnée depuis trop longtemps doit être renforcée, il nous faut inventer une nouvelle politique de santé.

De même, l’école et le savoir doivent être en première ligne pour nos enfants. On a pu voir les limites de l’enseignement moderne. Aux cours à distance, à l’éloignement entre les professeurs et leurs élèves se sont superposées les difficultés rencontrées par certaines familles d’aider leurs enfants ou par des liaisons internet ne permettant pas à ceux-ci de suivre un enseignement primordial à leur épanouissement. L’école doit rester un lieu de savoir et non de gardiennage. L’école ne doit pas entretenir les inégalités, elle doit y remédier. Sans oublier les enfants handicapés qui ne doivent pas rester en marge de la société.

Toutes ces choses qui marquent notre pays et nous distinguent des autres doivent être mises en avant mais il ne faut pas compter essentiellement dessus. Nous devons aborder cette nouvelle ère avec philosophie, avec intelligence et réactivité.

Le confinement est aujourd’hui terminé ! Il nous faut réapprendre à sortir, à nous déplacer en toute indépendance ; je dirais même toujours avec PRUDENCE, mais en retrouvant cependant cette LIBERTE qui nous est chère, celle qui fait la grandeur de notre démocratie, le premier des principes de notre devise nationale. Il nous faut éviter de nous retrouver tous ensemble aux mêmes endroits, en même temps : les plages sont réouvertes, profitez-en mais toujours dans le respect des autres et en suivant les conseils prodigués par les autorités. Les gestes essentiels barrières ne doivent pas être oubliés, il en va de notre avenir.

Nous devons tous tirer des enseignements pour notre vie de tous les jours, notre façon d’aborder et faire face aux difficultés. C’est ainsi que nous ressortirons gagnants, forts de cette expérience dramatique pour inventer une nouvelle France, celle de demain.

Je m’adresse à tous les citoyens et en particulier à ceux de ma circonscription. Soyez courageux, créatifs, ayez confiance en vous. Notre nouvelle France c’est vous qui allez l’inventer dans votre détermination, dans votre solidarité. C’est une France plus juste, plus dynamique, moins contrainte, plus libre.

Grace à vous tous, aujourd’hui rien n’est impossible. Les paroles d’espoir sont nécessaires, mais c’est l’action que nous devons privilégier en étant tous plus rapides, plus engagés, plus efficaces. C’est tout ça croire en la France d’aujourd’hui et de demain.