COMMUNIQUE DE PRESSE DU GROUPE DES RÉPUBLICAINS CONCERNANT LA COLÈRE DES AUTOMOBILISTES

EMMANUEL MACRON, SOURD FACE À LA COLÈRE DES AUTOMOBILISTES

Alors que le gouvernement assumait jusque-là d’« accélérer la montée en puissance de la fiscalité carbone », le voilà qui se dédouane de la flambée des prix à la pompe. Face à un automobiliste en colère, Emmanuel Macron a déclaré : « le carburant, c’est pas bibi. » Le cours du pétrole a en effet augmenté de 50% en un an mais c’est bien Emmanuel Macron qui est responsable des hausses de taxes sans précédent sur les carburants. Des hausses de taxes supplémentaires sont prévues tous les ans jusqu’à la fin du mandat. C’est la double peine pour les automobilistes ! La réalité est que le gouvernement ne lutte pas contre le gaspillage de l’argent public (la dépense publique augmente plus que sous François Hollande : + 44 Mds€ en 2018-2019 contre + 28 Mds€ en 2013-2014) et qu’il fait donc la poche des Français pour remplir les caisses de l’État.

Emmanuel Macron reste sourd à cette colère sans précédent des automobilistes. Après la limitation de vitesse généralisée à 80 km/h sur 400 000 kilomètres de routes secondaires, après l’augmentation du coût et de la fréquence des contrôles techniques, après la privatisation des radars mobiles et la multiplication des contrôles, jamais un gouvernement ne s’est à ce point acharné contre les automobilistes.

« Ce que nous dit le gouvernement : soit vous prenez les transports en commun, soit vous changez de véhicule. Pour un foyer non imposable, la prime à la conversion, c’est 2000 € alors que le prix d’une voiture neuve c’est au moins 10 000 €. J’aimerais savoir comment on va trouver l’argent qui manque. Qu’est-ce qu’on dit aux Français qui n’ont ni transports en commun ni la possibilité de changer de véhicule ? Qu’est-ce qu’on dit aux familles avec des enfants en bas âge qui le matin vont au travail avec leurs enfants dans la voiture ? Est-ce qu’on leur dit d’y aller en métro, en trottinette avec les poussettes ? Qu’est-ce qu’on dit aux personnes âgées ou à mobilité réduite qui vont chaque jour en ruralité parcourir des kilomètres pour aller se faire soigner et qui ne pourront pas changer leur voiture ni prendre les transports en commun ? Qu’est-ce qu’on dit aux entreprises qui ont un parc automobile avec des véhicules diesel parce qu’on leur a dit de le faire et qui ne pourront jamais en changer même avec les offres que vous proposez ? Taxer la mobilité, c’est faire plonger l’économie. » – Laurence Sailliet

Alors que le gouvernement multiplie les fausses pistes ou les rustines improvisées, les Républicains appellent clairement à annuler les hausses de taxes grâce à une baisse de la dépense publique.

« Mon sentiment, c’est que le président de la République ne comprend pas ce qui se passe. On a des Français qui nous disent: “Trop, c’est trop”. Il faut que le président comprenne qu’il a commis une erreur. Ça peut arriver à tout le monde. Je lui demande de corriger son erreur et d’entendre ce que lui disent les Français. (…) Voilà un président qui a assommé les Français avec des hausses massives de taxes, pas seulement sur les carburants, et qui ensuite nous dit “on va mettre en place des petites subventions pour corriger les hausses massives de taxe que j’ai décidées”. On est en pleine absurdie ! » – Laurent Wauquiez


Les hausses de taxes sur les carburants en chiffres :

Pour un plein de gasoil de 50 L par semaine, les hausses de taxes représentent + 200 € cette année, + 370 € l’année prochaine et 800 € en 2022.

10 € de taxes supplémentaires par plein de gasoil sont programmés d’ici la fin du mandat.

La France est désormais le 3ème pays européen qui taxe le plus le gasoil. Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, le gasoil a augmenté 50% plus vite en France que chez nos voisins.

Seulement 5% des hausses de taxes sont affectés à la transition énergétique (la proportion est de 20% sur l’ensemble des taxes).

Les rustines du gouvernement (prime à la conversion et chèque énergie) compensent à peine 5% des hausses de taxes.

Nous proposons l’arrêt immédiat de toutes les hausses de taxes créées depuis 2017, grâce à une véritable lutte contre le gaspillage de l’argent public. Les Républicains sont les seuls à avoir détaillé début octobre un plan de 20 milliards d’euros d’économies en un an, comprenant notamment le passage des fonctionnaires aux 39h, une allocation sociale unique plafonnée à 75% du SMIC, l’exigence de 3 ans de cotisations pour les étrangers avant d’accéder aux prestations sociales (RSA, minimum vieillesse, allocations familiales et logement), la suppression de l’AME…

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