Bernard Brochand dépose une nouvelle proposition de loi et vote contre les néonicotinoïdes, produits tueurs d’abeilles

Bernard Brochand, Député des Alpes-Maritimes et membre du Comité de soutien des élus à l’abeille, a décidé de déposer à nouveau à l’Assemblée Nationale une proposition de loi visant à faire reconnaître la lutte contre la disparition des abeilles « Grande cause nationale 2021 ».

Monsieur le Député souligne que les phénomènes naturels et l’activité humaine fragilisent les écosystèmes et menacent directement certaines espèces animales essentielles comme l’abeille. Ce pollinisateur est un acteur majeur de notre environnement et depuis plusieurs décennies les apiculteurs du monde entier constatent un recul inhabituel des colonies d’abeilles. Elles jouent un rôle primordial dans la pollinisation des plantes sauvages mais également des plantes cultivées puisqu’un tiers des cultures destinées à notre alimentation est pollinisé par les insectes.

« En 2018, je déposais déjà une Proposition de loi sur ce sujet. Les dernières annonces me poussent à réitérer cette action. La surmortalité des abeilles doit être un signal d’alarme pour nous tous et le Gouvernement doit faire de la lutte contre la disparition des abeilles sa priorité pour l’année 2021. »

De plus, début Août, le Ministre de l’agriculture annonçait vouloir permettre aux planteurs de betteraves à sucre d’employer, « dans des conditions strictement encadrées », un insecticide interdit depuis 2018 afin de protéger leurs cultures des pucerons verts, vecteurs du virus de la jaunisse. Cette annonce a provoqué de nombreuses réactions, celles des défenseurs des abeilles et apiculteurs. Ainsi, dix-huit associations ont demandé au gouvernement de ne pas accorder de dérogations pour l’utilisation des néonicotinoïdes aux betteraviers, dénonçant un « recul important » dans la protection des abeilles. Nos apiculteurs sont soucieux face aux dernières déclarations et ils craignent que la France ne revienne sur ces décisions.

Ainsi, mardi 6 octobre sera votée à l’Assemblée la possibilité de voir la loi « Pour la reconquête de la biodiversité », modifiée afin de permettre aux producteurs de betteraves à sucre de pouvoir continuer d’utiliser des insecticides de type néonicotinoïdes jusqu’en 2023.

« Je connais les ravages que produisent les néonicotinoïdes sur les populations d’abeilles dans le monde et mes actions sont souvent tournées vers la protection de cet insecte essentiel. Je m’efforce d’agir pour la protection de ces pollinisateurs.  Je suis conscient que nous devons tous nous unir pour sauver cet insecte et ma position est claire sur ce sujet, je ne voterai pas ce texte qui serait un retour en arrière. »

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