Bernard Brochand salue la position de l’Union Européenne concernant l’interdiction de trois néonicotinoïdes

Bernard Brochand, Député des Alpes-Maritimes a souhaité saluer la position de l’Union Européenne concernant l’interdiction de trois néonicotinoïdes jugés dangereux pour les abeilles.

Membre du Comité de soutien des élus à l’abeille, Monsieur le Député se réjouit de cette position qu’a su adopter l’Europe. Le vendredi 27 avril, un vote regroupant 16 pays membres sur 28, dont la France, a conduit la Commission européenne à interdire trois des principaux insecticides néonicotinoïdes (imidaclopride, clothianidine et thiaméthoxame), des pesticides considérés comme dangereux pour les abeilles. Ces neurotoxiques, qui s’attaquent au système nerveux des insectes, sont largement utilisés dans les cultures.

Après les nombreuses alertes des apiculteurs français et même si la loi française va plus loin que la position de l’Europe, attendu qu’elle prévoit l’interdiction de tous les néocotinoïdes dès le 1er septembre 2018, Bernard Brochand souligne qu’il est toutefois regrettable qu’il faille attendre pour voir la loi française s’appliquer en la matière et qu’il est toujours possible de formuler des dérogations jusqu’en juillet 2020. Monsieur le Député rappelle également que la position du Gouvernement n’est pas claire : en juin dernier, le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert avait proposé que l’interdiction des néonicotinoïdes soit remise en cause, aussitôt contredit par son collègue de l’Ecologie Nicolas Hulot et par le Premier ministre.

Soucieux de la situation difficile dans laquelle se trouvent de nombreux apiculteurs face à la mortalité de leurs abeilles et donc à la chute de la production française, Monsieur le Député avait précédemment attiré l’attention, par l’intermédiaire d’une question écrite, de M. le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, sur la nécessité d’assurer une meilleure traçabilité du pays d’origine du miel consommé en France.

Attaché profondément à la sauvegarde de ces pollinisateurs, Bernard Brochand souligne que l’abeille est une actrice majeure de l’environnement et de l’agriculture. En France, depuis 1995, près de 30 % des colonies d’abeilles disparaissent chaque année. En 10 ans, 15 000 apiculteurs ont cessé leur activité. De 1995 à 2016, la production nationale a été divisée par trois et les importations ont triplé. Monsieur le Député souhaite que dès maintenant, des études scientifiques soient menées sur d’autres néonicotinoïdes, afin de mesurer leur toxicité et, si nécessaire, les faire interdire par les instances européennes ainsi que la France.

Au vu de tous ces éléments, Bernard Brochand a choisi d’adresser ses encouragements à l’Europe mais il restera vigilant sur les éventuelles remises en cause de ces interdictions ainsi que les dérogations qui pourraient être déposées par nos instances dirigeantes.