Bernard Brochand prend position concernant l’encadrement de l’utilisation du téléphone portable dans les écoles et collèges

Bernard Brochand, Député des Alpes-Maritimes, membre de la Commission des affaires culturelles et de l’éducation à l’Assemblée nationale a souhaité prendre position sur la Proposition de loi présenté à cette Commission en vue d’un débat dans l’hémicycle, le 7 juin et concernant l’encadrement de l’utilisation du téléphone portable dans les écoles et les collèges.

Attentif aux évolutions rapides de notre société et aux changements envisagés en matière scolaire dans le primaire ainsi que le secondaire, Monsieur le Député a exprimé sa vive inquiétude quant à l’utilisation incessante des téléphones portables par les enfants et adolescents. En effet, celle-ci fait l’objet d’alertes de plus en plus fréquentes et inquiétantes de la part des professionnels de la santé et de l’éducation. Bernard Brochand estime que l’émulation autour du numérique ne doit pas faire oublier qu’il s’agit d’un public fragile, qui n’a pas toujours conscience des risques liés à l’utilisation de ces outils et aux conséquences que cela peut avoir sur leur santé mais aussi sur leur vie relationnelle.

Monsieur le Député a exprimé la volonté de témoigner du manque de discernement de la majorité parlementaire qui, sous le prétexte de moderniser l’enseignement, recherche avant tout à communiquer en présentant une interdiction qui existe déjà depuis la loi du 12 juillet 2010. Cette proposition démontre la position confuse du gouvernement en matière d’éducation ainsi que sa vision très conceptuelle de l’enseignement. Bernard Brochand souligne que cette proposition a été rédigée dans la précipitation, la Commission ayant, lors de son étude, modifié le texte en remplaçant le mot interdiction par celui d’encadrement. Là où la loi de 2010 prévoit une interdiction de l’utilisation du téléphone portable pendant les cours, la majorité introduit la notion d’autorisation pour des usages pédagogiques. Monsieur le Député précise que rien n’est nouveau dans ce texte, sachant que désormais, le règlement intérieur de l’établissement scolaire ne mentionnera plus les lieux où les téléphones portables sont interdits mais ceux où ils sont autorisés.

Bernard Brochand estime que cette proposition démontre, une nouvelle fois, que la majorité a une réelle méconnaissance du terrain. Pour preuve, cette proposition introduit la notion de formation à l’utilisation des outils et des ressources du numérique alors même que le corps professoral forme déjà la jeune génération à ces problématiques. Les enseignants sont les premiers à observer les conséquences que peuvent avoir l’emploi de ces modes de communications sur les élèves qu’ils encadrent au quotidien.

C’est pour toutes ces raisons, que Monsieur le Député et l’ensemble de ses collègues Républicains ont déposé un amendement demandant à ce que soit rendu un rapport sur l’impact de l’utilisation de ces outils sur la santé des enfants et des adolescents ainsi que sur leur efficacité en matière pédagogique.

Attaché profondément à l’enseignement, Bernard Brochand restera attentif à toute évolution de cette réforme et n’hésitera pas à mettre en perspective les dangers de tels changements.