Question écrite par Bernard Brochand

Bernard Brochand interroge la Ministre des Solidarités et de la Santé sur la situation des hypnothérapeutes

Monsieur Bernard Brochand attire l’attention de Madame la Ministre des Solidarités et de la Santé sur la situation des hypnothérapeutes et plus particulièrement sur leur volonté d’obtenir leur inscription au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP).

En effet, avec 6000 hypnothérapeutes exerçant en France, cette pratique peut être considérée comme une ressource de soins. L’INSERM a d’ailleurs relevé une vingtaine d’applications de l’hypnose, dont les addictions, le domaine préventif, le domaine sportif, les douleurs aigües ou chroniques, la gastroentérologie, la psychologie, la psycho-traumatologie et victimologie, les troubles du comportement alimentaire, etc.

Or, à ce jour, cette activité n’est pas encadrée et le consommateur, en l’absence de certification, ne sait absolument pas à qui il s’adresse. N’importe qui, aujourd’hui, peut se prétendre hypnothérapeute, y compris des personnes mal ou insuffisamment formées et parfois même pas du tout.

Il est donc urgent de protéger les personnes ayant recours à cette pratique. De même qu’il est urgent de reconnaître un socle de connaissances, de compétences et de formation destiné à favoriser la lutte contre les pseudos formations.

Bien formés, les hypnothérapeutes, professionnels de la relation d’aide, peuvent contribuer à une politique de prévention de la santé, qui plus est sans coût pour l’assurance maladie.

Aussi, il souhaiterait connaître la position du Gouvernement concernant cette activité et si celui-ci entend prendre en compte les revendications du Syndicat National des Hypnothérapeutes concernant leur inscription au RNCP.