Bernard Brochand interpelle le Ministre de l’Action et des Comptes publics sur la baisse du pouvoir d’achat des retraités

Les retraités sont en effet bien malmenés après la hausse de 1.7 point de la CSG, le report d’octobre 2018 à janvier 2019 de l’indexation des pensions de retraite (mesure de la loi de finances de la Sécurité sociale 2018), et désormais l’annonce que les pensions augmenteront de façon plus lente que l’inflation en 2019 et 2020 puisqu’il est prévu qu’elles ne progresseraient que de 0.3 %.

Pour essayer d’apaiser les retraités, le Gouvernement a annoncé une modulation de la hausse de la CSG mais celle-ci ne concernera que quelques-uns.

Après avoir été saisi par un grand nombre de retraités sur leur baisse de pouvoir d’achat, Bernard Brochand a adressé le 3 octobre le courrier ci-dessous au Ministre de l’Action et des Comptes publics :

« Monsieur le Ministre,

Monsieur ….. retraité domicilié sur ma circonscription, a souhaité attirer mon attention sur sa situation au regard des décisions prises par votre gouvernement concernant les retraités.

Depuis cinq années, les pensions qu’il touche au titre de l’AGIRC et de l’ARCCO n’ont pas été révisées. Compte-tenu de l’inflation cela représente une perte de 6 à 7% par an de pouvoir d’achat.

En début d’année, vous avez augmenté la CSG de 25 % et vous venez de procéder à une désindexation du montant des retraites, alors que l’inflation prévue pour 2019 devrait se situer entre 1.5 et 1.7%.

J’ai l’occasion de rencontrer au sein de ma circonscription un grand nombre de retraités et ils sont choqués de l’attitude du gouvernement les concernant et ne comprennent pas les raisons qui ont motivé les décisions du gouvernement à leur égard.

Si chacun sait qu’il est impératif de faire des économies budgétaires, les retraités ne comprennent pas pourquoi un tel effort leur est demandé alors que dans le même temps, l’Etat peine à baisser la dette publique.

Aussi, j’aimerai savoir si le gouvernement entend la colère et l’incompréhension des retraités et comment il souhaite y remédier.

Je ne doute pas que vous saurez les percevoir.

Dans l’attente de votre réponse et vous en remerciant par avance, Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de ma parfaite considération. »