BAISSE DU CHÔMAGE ET CHIFFRES RECORDS !

Ce lundi 27 janvier, Pôle emploi a publié des chiffres faisant état d’une baisse de 3,3% du nombre de demandeurs d’emploi en 2019 (catégorie A). Au total, on compte encore 5,74 millions de personnes inscrites en catégories A, B ou C.

Le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A a baissé d’environ 200 000 depuis l’élection d’Emmanuel Macron.

Le nombre de demandeurs d’emploi catégories A, B et C a également baissé bien que dans une moindre : – 120 000 depuis l’élection d’Emmanuel Macron.

Nous nous félicitons que le chômage diminue mais nous notons qu’il baisse nettement moins vite que chez nos voisins européens.

Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, le taux de chômage est passé de 9,5% à 8,6% selon l’INSEE (soit une baisse de 0,9 point, deux fois inférieure à la baisse moyenne de la zone euro de 1,7 point selon Eurostat).

La France a toujours le 4e taux de chômage le plus élevé des 28 pays de l’Union européenne (derrière la Grèce, l’Espagne et l’Italie). Rappelons que jusqu’en 2014, la France avait un taux de chômage inférieur à la moyenne européenne.

LES CHIFFRES ACCABLANTS DE LA POLITIQUE ÉCONOMIQUE D’EMMANUEL MACRON :

Une croissance atone : alors que Gérald Darmanin prétendait que nous avions « la croissance la plus forte de l’Union européenne » (1er avril 2019) et que Bruno Le Maire affirme que nous avons « une des meilleures croissances de la zone euro » (27 janvier 2020), 21 pays européens sur 28 auront cette année une meilleure croissance que la France (dernières prévisions de la Commission européenne de novembre 2019). La croissance française devrait atteindre 1,3% cette année contre 2,3% en 2017.

Des prélèvements obligatoires record : les impôts, taxes et charges sociales de la France ont atteint un nouveau record historique et européen en 2018 (48,4% du PIB) selon Eurostat. La France était déjà n°1 avant 2017 mais les prélèvements obligatoires ont encore augmenté en 2018 (+ 0,1 point) contrairement aux engagements du gouvernement. L’OCDE a également confirmé que la France était toujours n°1 des prélèvements obligatoires en 2018.

Une dette record : la dette a franchi le record de 100% du PIB au 3e trimestre 2019 selon l’INSEE, soit une augmentation de près de 200 milliards d’euros depuis l’élection d’Emmanuel Macron (plus de 200 millions d’euros de dette supplémentaire par jour). La dette continue d’augmenter « à rebours de la quasi-totalité des pays européens » selon le Haut conseil des finances publiques. La France a la 4e dette la plus élevée d’Europe.

Le déficit n°1 de la zone euro : pour la 1re fois, la France a eu en 2019 le déficit public le plus élevé de tous les pays de la zone euro : 3,2% du PIB contre 1% en moyenne dans la zone euro. L’État français est aussi déficitaire que tous les pays de la zone euro réunis.

Le déficit commercial n°1 de la zone euro : le commerce extérieur de la France s’est encore dégradé en 2018, ce qui témoigne de la sous-compétitivité chronique de notre économie. Le déficit extérieur a atteint 59,9 milliards d’euros en 2018 (contre 57,8 milliards d’euros en 2017). La France a le déficit commercial le plus élevé de la zone euro.

Notre parti est une force de proposition!

  • Face au chômage de masse (4e plus élevé en Europe), nous proposons de simplifier radicalement le droit du travail qui compte toujours 3 300 pages (tandis que le droit du travail suisse compte à peine 200 pages).
  • Sortir de l’assistanat et valoriser le travail par une aide sociale unique (5 milliards d’euros d’économies par an sur les seuls coûts de gestion selon l’IFRAP). Il existe aujourd’hui 47 aides sous conditions de ressources dont le coût avoisine 100 milliards d’euros. Cette sociale unique personnalisée sera plafonnée à 75% du SMIC (en dehors de l’allocation adulte handicapé) pour que le travail et l’effort rapportent toujours plus que l’assistanat.
  • Baisser les charges patronales jusqu’à 3 SMIC pour encourager l’emploi et renouer avec une vraie ambition industrielle pour la France.
  • Permettre aux entreprises, ou aux branches selon la taille, de sortir des 35h et de fixer elles-mêmes, par le dialogue social, le temps de travail qu’elles appliqueront.
  • Réduire les impôts sur le chiffre d’affaires des entreprises. Ces « impôts de production », trois fois plus élevés en France que dans le reste de l’Europe (et six fois plus élevés qu’en Allemagne), plombent notre production industrielle. Ils pénalisent lourdement les entreprises françaises, y compris celles qui ne font pas ou peu de bénéfices. Les pertes de recettes pour les collectivités seraient strictement compensées par l’État.