Attroupements illégaux animés par la haine anti-flics

Alors que la France est encore en état d’urgence sanitaire et que les rassemblements publics de plus de 10 personnes sont interdits par la loi, mardi 8 juin, l’association SOS Racisme a organisé un rassemblement pour dénoncer la mort de George Floyd, un afro-américain asphyxié par un policier le 25 mai dernier. 

Déjà le 2 juin dernier, quelque 20 000 personnes se sont rassemblées illégalement devant le Tribunal de Paris (17earrondissement), répondant à l’appel du comité de soutien à la famille d’Adama Traoré, un jeune homme de 24 ans mort en 2016 après son interpellation. Le collectif « Justice pour Adama » exploite l’émotion suscitée par la mort de George Floyd aux États-Unis pour contester une enquête menée en France. La famille Traoré appelle à une nouvelle manifestation le samedi 13 juin. 

Le 2 juin, les participants scandaient « Tout le monde déteste la police » et « Policiers, assassins ! ». Un CRS noir a été conspué par la foule. Une vidéo montre des manifestant le traiter de « vendu ». La chanteuse Camélia Jordana, qui s’était déjà fait remarquer en accusant sur France 2 la police de « massacrer [des hommes et des femmes] pour nulle autre raison que leur couleur de peau », a chanté lors de cet attroupement illégal « Revolution has come ! Time to pick up the guns! » (« La révolution est arrivée !  Il est temps de prendre les armes ! »). Assa Traoré (la soeur d’Adama Traoré) demande aux policiers de se mettre à genoux.

Rappel sur la mort d’Adama Traoré

Pour rappel, le 19 juillet 2016, jour de canicule, Adama Traoré est décédé dans la caserne de Persan, deux heures après son arrestation à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise). L’opération des forces de l’ordre visait son frère Bagui Traoré (actuellement en prison), alors soupçonné d’extorsion de fonds. Après avoir échappé à une première interpellation, Adama Traoré avait été interpellé au terme d’une course-poursuite, dans la maison où il s’était caché.

Alors que trois expertises médico-judiciaires commandées par un juge d’instruction indépendant ont écarté la responsabilité des gendarmes (expliquant notamment qu’une pathologie cardiaque rare combinée à une condition de stress intense sous concentration élevée de cannabis avait pu conduire au décès), une expertise privée commandée par la famille, dévoilée mardi 2 juin, affirmerait le contraire (selon l’avocat de la famille). 

Le ministre de l’Intérieur, prétendument « premier flic de France », se soumet à la haine anti-flics

Christophe Castaner a annoncé, lundi 8 juin, avoir demandé aux directeurs de la police et de la gendarmerie « qu’une suspension soit systématiquement envisagée pour chaque soupçon avéré d’acte ou de propos raciste » de la part d’un policier ou d’un gendarme. Ses consignes ont été l’objet de nombreuses réactions de la part des représentants syndicaux des forces de l’ordre, à l’image de Denis Jacob, secrétaire général d’Alternative Police CFDT, qui expliquait sur BFMTV : « S’il y a suspension sans preuve, j’appelle mes collègues à déposer plainte contre le ministère pour décision arbitraire. »

Christophe Castaner a également affirmé le 9 juin sur BFMTV que« l’émotion mondiale, qui est une émotion saine sur ce sujet, dépasse au fond les règles juridiques qui s’appliquent »Interrogé sur l’opportunité de poser un genou à terre, il a déclaré : « la politique est faite de symboles et si ce symbole-là était utile pour vaincre le racisme, je serais parfaitement à l’aise de le faire. »

La garde des Sceaux bafoue la séparation des pouvoirs 

Le 8 juin, l’AFP révélait que le président de la République avait demandé à la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, de se pencher sur le dossier d’Adama Traoré. La famille Traoré a ainsi reçu une invitation de la place Vendôme pour rencontre la ministre, qu’elle a déclinée, en bafouant la séparation des pouvoirs qui n’autorise pas un ministre à intervenir dans des cas indiviiduels.

QUELQUES CHIFFRES:

●      Les forces de l’ordre consacrent leur vie à protéger la nôtre. Ils sont sur tous les fronts : face au terrorisme, lors des mouvements sociaux, pour faire respecter le confinement sans matériel de protection…. Ils sont quotidiennement en première ligne face aux délinquants et à la flambée de violences : il y a plus de 700 coups et blessures volontaires tous les jours en France (+ 21% en trois ans). La France est le 2e pays européen sur 27 pour le nombre d’agressions ramené à la population selon Eurostat.

●      L’année dernière, il y a eu tous les jours en moyenne plus de 100 violences contre des dépositaires de l’autorité publique (les forces de sécurité intérieure, les douaniers, les gardiens de prison…). C’est un niveau sans précédent après une hausse de + 21 % en trois ans.

●      Alors que la police et la gendarmerie sont sur une pente de paupérisation (bâtons de défense, menottes, gilets pare-balles, matériel informatique… sont manquants ou obsolètes), le gouvernement a baissé cette année de 6% le budget d’équipement des forces de l’ordre.

Nous Les Républicains avons une position sans ambiguïté.

De tels attroupements non déclarés, de surcroît en plein état d’urgence sanitaire, sont illégaux. Il est ahurissant que l’on doive rappeler au ministre de l’Intérieur que sa première mission est de faire appliquer la loi. En estimant que l’émotion prime la loi, Christophe Castaner met gravement en danger l’ordre public. Ses propos sont indignes d’un ministre de l’Intérieur. En République, la force doit rester à la loi.

Que des militants d’extrême-gauche, prétendument « antiracistes », incitent à la haine anti-flics jusqu’à se livrer à des attaques racistes contre des policiers, est inacceptable. S’il est indispensable de lutter contre toutes les formes de racisme où qu’elles sévissent, il est inacceptable d’accuser l’État et les forces de l’ordre de racisme « systémique » ou « institutionnel ». Tout dérapage, toute bavure, appelle une enquête de l’IGPN et des sanctions, mais dire qu’il y a «des violences policières » est un amalgame absurde entre la police américaine et la police nationale française qui sont très différentes ainsi qu’un appel à la haine générale des policiers et des gendarmes. Les actes inadmissibles de quelques individus ne sauraient entacher le travail remarquable de l’immense majorité de ceux qui consacrent leur vie à protéger la nôtre. 

À l’heure où certains jettent l’opprobre sur nos forces de l’ordre, nous leur réaffirmons notre total soutienNous déplorons le silence assourdissant du président de la République : pas un mot pour défendre les forces de l’ordre, alors qu’elles sont insultées et attaquées dans leur honneur. Le régalien est l’angle mort du gouvernement ; nous proposons d’en faire une priorité : pour atteindre 1% du PIB, il faut massivement augmenter les dépenses pour la sécurité des Français en débloquant 5 milliards d’euros pour mieux équiper nos policiers et gendarmes.

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