Après le retrait danois du Mali, la France de plus en plus fragilisée

Le Danemark a annoncé jeudi 27 janvier le retrait de ces troupes de la Task Force Takuba. Après la défection de la Suède quelques jours auparavant, c’est aujourd’hui le Danemark qui quitte le Mali. Ce départ précipité du contingent danois qui était placé sous le commandement français est inédit. Au-delà de l’aspect symbolique, il vient durement entamer le capital confiance dont la France bénéficiait auprès de ses partenaires européens.

La tension monte également sur le plan diplomatique, Jean-Yves Le Drian et Abdoulaye Diop (le ministre malien des affaires étrangères) sont dans une escalade verbale. Le ministre français accusant la junte malienne d’être illégitime” et Diop lui répondant qu’il fallait revoir certaines dispositions contraires à la souveraineté du Mali. Le coup de grâce viendra du Mali qui demande, lundi 31 janvier à l’ambassadeur français de quitter le pays sous 72h. La brouille est en train de devenir une affaire d’État.

La présence des mercenaires russes de la force Wagner pose toujours question : ils pourraient être proche d’un millier, c’est- à dire presque autant que la moitié des effectifs que compte désormais l’opération Barkhane au Mali (autour de 2 500 soldats).

Le départ du Danemark met en exergue la fragilité de la France au Mali et témoigne du peu d’influence que possède Emmanuel Macron auprès de nos alliés européens.

Le conflit au Mali est en situation d’enlisement et Emmanuel Macron semble complétement impuissant à prendre le leadership en Europe, tout comme il semble impuissant à justifier du bien-fondé de l’action française sur place.

Les récents revirements de la position française n’aident pas à y voir clair démontre une fois encore l’incapacité d’Emmanuel Macron de prendre des choix stratégiques clairs.

La demande de renvoi de l’ambassadeur français par les autorités maliennes constitue une ultime humiliation pour Macron qui a définitivement perdu la main dans la région.

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