Actualités de Bernard Brochand

A la fin de la crise sanitaire, le Président de la République et le Gouvernement devront répondre aux questions des Français

Profitant du confinement que je subis comme beaucoup d’entre vous, je souhaite une nouvelle fois prendre la plume pour exprimer ce que je ressens au plus profond de mon être.

Alors que les chaines d’informations nous abreuvent en continu de nouvelles toujours plus alarmantes concernant la propagation du COVID 19 dont je ne peux, hélas, me détourner, j’essaie de garder une attitude positive en me disant que nous connaitrons bientôt une issue favorable à cette crise sanitaire.

Mais malgré ma nature joviale et optimiste, je connais des périodes difficiles où la peine, la peur et la colère se livrent une guerre sans merci dans mon esprit.

L’heure est à l’unité nationale bien évidemment et je ne souhaite pas rajouter de polémique alors que notre personnel médical se bat au quotidien pour maintenir en vie un grand nombre de nos compatriotes et que des initiatives individuelles et collectives naissent partout dans le pays pour aider, nourrir, porter secours, écouter, soigner, distraire et éduquer les Français.

Mais ma liberté de pensée m’oblige à prendre la parole et c’est en homme libre dans un pays libre que je souhaite commenter la situation que nous vivons tous depuis quelques semaines.  

Comme vous, je fais un constat alarmant de la gestion gouvernementale de cette crise. Comme vous, je me pose toutes ces questions : pourquoi notre personnel soignant manque t’il tant de moyens, pourquoi n’avons-nous pas anticipé cette épidémie alors que nous savions qu’elle arriverait tôt ou tard en Europe, pourquoi toutes ces hésitations sur la conduite à tenir, les traitements à prescrire, pourquoi ne pas tester massivement la population, pourquoi ce manque de solidarité entre tous les pays de l’Union Européenne, pourquoi tant de désinvolture alors que l’Organisation Mondiale de la Santé pointait déjà notre gestion dilettante de la crise sanitaire dès le début de mois de mars ? 

L’heure n’est pas à la polémique en effet, mais un jour, lorsque notre Nation se relèvera de ses blessures, le Président de la République et son Gouvernement devront apporter des réponses à toutes ces questions. Les Françaises et les Français les attendent !

Alors que notre pays vit depuis des mois au rythme des revendications, celles-ci n’ont malheureusement pas trouvé d’écho aux oreilles restées sourdes de notre Président de la République et de son Gouvernement. Je parle bien sûr du secteur hospitalier qui est à bout de souffle et qui hurle son mal-être depuis des mois, mais qui malgré tout se dévoue jusqu’à l’extrême, avec des moyens plus que limités, pour soigner les milliers de malades atteints par le COVID 19 et que je tiens encore une fois à remercier du plus profond de mon cœur pour son abnégation et son dévouement sans faille.

Je parle des forces de l’ordre qui, après avoir affronté les attentats, puis la crise des gilets jaunes et des black blocks, doivent maintenant veiller au bon respect du confinement sans aucun moyen de protection.

Je parle aussi de tous ces Français, salariés, entrepreneurs, professions libérales, artisans, commerçants, qui travaillent au péril de leur santé pour que le Pays continue de vivre. Nous leur demandons des efforts considérables pour que l’économie ne soit pas complètement à l’arrêt ; ceux-là mêmes dont le Gouvernement n’entendait pas les cris d’alarme lors de la présentation du projet de loi sur la réforme des retraites il y a quelques mois.

Je parle aussi des maires qui, aujourd’hui encore, doivent pallier le manque d’anticipation de nos gouvernants pour gérer au mieux cette crise sanitaire. Ce sont eux qui, en première ligne, prennent des décisions indispensables et courageuses pour limiter la propagation de ce virus. Ce sont eux qui doivent faire preuve de responsabilité, de dévouement, d’imagination, de créativité pour protéger, rassurer, préserver et distraire leurs administrés.

Une nouvelle fraternité est née…

Ces moments difficiles ont vu apparaître, dans de nombreux domaines, une nouvelle fraternité. Les Français se préoccupent des autres, veulent profondément les remercier et créer une ambiance de reconnaissance, en un mot les aimer.

Ils remettent au gout du jour nos valeurs : « Liberté, Egalité, Fraternité »

C’est plus qu’un espoir, c’est une réalité !

Rappelons-nous cette célèbre citation d’Emile de Girardin : « Gouverner, c’est prévoir et ne rien prévoir, c’est courir à sa perte » !  

Le Président de la République et son Gouvernement devront désormais s’appuyer sur cette nouvelle fraternité pour gérer notre pays, que ce soit au niveau sanitaire, économique, politique ou social afin de prendre des décisions courageuses et visionnaires.

N’oublions pas également cette phrase de Martin Luther King « L’obscurité ne chasse pas l’obscurité, seule la lumière peut le faire ». Là encore, cette nouvelle fraternité nous permettra d’éclairer nos vies, d’échanger, de communiquer, de transmettre, de partager, d’aider notre prochain et surtout d’aimer.

Vive la République ! Vive la France !